Né le 1er juillet 1915 à Le Kef (Tunisie), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; sergent-chef de l’Armée de l’Air ; victime civile.

Félix Allioti
Félix Allioti
Mémorial GenWeb
Plaque famille Aliotti, cimetière Oradour-sur-Glane
Plaque famille Aliotti, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
maison famille Aliotti, Oradour-sur-Glane
maison famille Aliotti, Oradour-sur-Glane
maison famille Aliotti, Oradour-sur-Glane
maison famille Aliotti, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
maison famille Aliotti (plaque), Oradour-sur-Glane
maison famille Aliotti (plaque), Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Félix Aliotti était le fils d’ Euloge Noël Benjamin (né le 11 mars 1880, Lucciana, Corse), comptable puis militaire de carrière des troupes coloniales en Afrique occidentale puis en Tunisie, et de son épouse Anna Maria née Sei (née le 7 novembre 1885, à Lucciana, Corse). Ses parents s’étaient mariés le 25 janvier 1913 à Lucciana, en Corse. Il était sergent-chef au 2e bataillon de défense passive. 
Il épousa Cléa Charlotte Dobons Lusina* (née le 28 octobre 1921, à Abazzia (Italie). De cette union naquirent trois filles, Christiane* (née le 21 juillet 1940, à Toulon), Marie-Christine* (née le 26 septembre 1942, à Avignon) et Michèle* (née le 14 avril 1944, à Oradour-sur-Glane).
Ils s’installèrent à Oradour entre la naissance de Marie-Christine en Avignon et celle de Michèle à Oradour. 
« En juin 1944, alors que l’insécurité régnait dans la région, que la peur des bombardements était constante, un copain de régiment nommé Brouillet, originaire d’Oradour-sur-Glane, lui parle de ce village et lui vante son calme et sa tranquillité, le village se trouve loin des axes routiers. Pour la sécurité de sa famille, Félix envoie sa femme et ses enfants séjourner à l’abri des bombes et des combats. Lui-même les rejoint le samedi pour passer la fin de semaine en famille. Le dimanche 11 juin 1944, il devait jouer au football avec l’équipe locale, il est donc rentré à Oradour sur Glane le vendredi soir. »
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé dans la grange Laudy dans laquelle les hommes furent massacrés. Son épouse et ses filles furent brûlées dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Le corps de sa fille Christiane fut identifié.
Félix Aliotti obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945. 
Le nom de Félix Aliotti est inscrit sur les monuments d’Oradour-sur-Glane ainsi qu’à Bastia sur les plaques commémoratives des Lycée Jean Nicoli et Giocante de Casabianca, et sur le monument aux morts de la commune de Lucciana.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. —Témoignage Saliceti Augustin (membre de la famille Aliotti) extrait du bulletin ANACR 2B octobre 2013. — Dumenicu Aliotti (famille felix Aliotti) 2 mars 2018 https://fr.calameo.com/read/0007797518fdb4dce00e0

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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