Née le 18 novembre 1863 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; cultivatrice ; victime civile.

Marie Andrieux
Marie Andrieux
crédit : MémorialGenWeb
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
Lieu de supplice Église, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Marie était la fille de Pierre (né le 16 juin 1833, à Séreilhac et décédé le 27 octobre 1912, à Oradour-sur-Glane), tuilier, et de son épouse Marguerite née Rougerie (née le 15 novembre 1834, à Flavignac et décédée le 26 août 1918, à Oradour-sur-Glane), cultivatrice, domiciliés à la Tuilière des Bordes, commune d’Oradour-sur-Glane. Ses parents s’étaient mariés le 11 février 1857 à Séreilhac.
Elle était la deuxième d’une fratrie de trois enfants, Catherine (née le 22 juillet 1858) épouse de Pierre Verger, Jean (né le 11 février 1866 et décédé le 25 mars 1866), à Oradour-sur-Glane.
Le 18 décembre 1883 à Oradour-sur-Glane, elle épousa Pierre Villoutreix (né le 12 mai 1857, à Cieux et décédé le 14 février 1910, à Rilhac-Rancon), cultivateur. De cette union naquirent huit enfants, Marguerite (née le 10 juin 1885, à Oradour-sur-Glane) divorcée de Martial Garaud*, Antoine (né le 23 septembre 1887 et décédé le 2 janvier 1888, à Cieux), Jean (né le 17 décembre 1888 et décédé le 16 mai 1889, à Cieux), Pierre Antoine (né le 9 avril 1891, à Cieux), Antoine (né le 9 avril 1893, à Cieux et décédé le 17 septembre 1916, à Clery-sur-Somme, Somme), chasseur 2e classe, 2e Cie, 12e Chasseur alpin, Mort pour la France 14-18, Maria (née le 5 juin 1895, à Cieux), Marie (née le 15 juin 1897, à Cieux et décédée le 1er janvier 1928, à Oradour-sur-Glane), Henri* (né le 13 novembre 1899, à Oradour-sur-Glane).
Au recensement de 1901 à 1936, elle était domiciliée avec sa famille à La Tuilière des Bordes, à Oradour-sur-Glane. En 1944, elle était domiciliée aux Brandes à Oradour-sur-Glane.
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son fils Henri fut abattu et retrouvé route des Bordes, son corps fut identifié. Son gendre fut mitraillé puis brûlé dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Marie Andrieux obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Sa fille Marguerite décède le 13 mars 1962 à Limoges. Son fils Pierre Antoine, blessé par un éclat d’obus à la tête pendant la guerre 14-18, est mort de la tuberculose en juin 1943. Sa fille Maria décède le 5 septembre 1974 à Strasbourg.
Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCE : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — Mémorial GenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements.

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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