Née le 29 septembre 1867 à Peyrilhac (Haute-Vienne), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute -Vienne) ; victime civile.

plaque famille Mercier - Auzannet, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque famille Mercier - Auzannet, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Jeanne Auzanet était la fille de Mathieu (né le 1er juillet 1842 et décédé le 30 avril 1907, à Oradour-sur-Glane), chiffonnier, colon, et de son épouse Françoise née Tricaud (née le 10 février 1835 et décédée le 4 janvier 1871, à Peyrilhac), cultivatrice. Ses parents s’étaient mariés le 30 mai 1867 à Peyrilhac. Son père devenu veuf, il épousa en secondes noces le 4 juin 1874 à Peyrilhac, Jeanne Brouillaud (née le 1er avril 1854, à Peyrilhac).
Elle était l’aînée d’une fratrie de trois enfants, Léonard (né le 7 juin 1875, à Peyrilhac) époux de Catherine Barataud, et de la secondes noces de son père, Marie (née le 28 mars 1893, à Peyrilhac) veuve de Léonard Borie et épouse en secondes noces de Mathieu Maneix, parents de Mathieu Borie, survivant de la grange Laudy, et de Marie Borie épouse de Jean Hyvernaud, parents de René* et Marcel*.
Le 11 février 1886 à Peyrilhac, elle épousa Thomas Mercier (né le 28 août 1864, à Peyrilhac et décédé le 24 novembre 1933, à Oradour-sur-Glane), cultivateur. De cette union naquirent trois enfants, Mathieu* (né le 12 décembre 1886) époux de Jeanne Beaubreuil* et parents de René Georges*, Jeanne (née le 19 juin 1891) épouse de Niçaise Bouchoule François (frère de Léopold Jean Bouchoule* époux de Gabrielle Suzanne Pidance* et parents d’Henri* et Roger*), Marie* (née le 1er août 1907), tous nés à Oradour-sur-Glane.
Elle était la belle-sœur de François Mercier* époux de Marguerite Deglane, parents de Denis* époux de Jeanne Senon* (parents d’Yvonne), et d’Eugénie* épouse d’Armand Jean Junien Brandy (parents d’Yvonne Andrée* et Antoinette* et grands-parents d’Any Renaud*), frère de son époux décédé.
Elle était domiciliée avec sa famille à Puy-Gaillard, à Oradour-sur-Glane.
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa fille Marie, sa belle-fille, une partie de sa famille et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son fils, son petit-fils et une partie de sa famille furent mitraillés puis brûlés dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Jeanne Auzannet obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Sa fille Jeanne décède le 15 février 1978 à Oradour-sur-Glane.
Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCE : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — Mémorial GenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements.

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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