Née le 1er janvier 1913 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane ; victime civile.

Anna Bardet
Anna Bardet
crédit : MémorialGenWeb
Cordonnier M. Mâchefer, Oradour-sur-Glane
Cordonnier M. Mâchefer, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Cordonnier M. Mâchefer, Oradour-sur-Glane
Cordonnier M. Mâchefer, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Anna Bardet était la fille de Léonard* (né le 15 mars 1880, à Peyrilhac), et de son épouse Marie-Claire née Melledent* (née le 28 mai 1888, à Limoges), cultivateurs (métayers). Ses parents s’étaient mariés le 22 décembre 1904 à Oradour-sur-Glane.
Elle faisait partie d’une fratrie de cinq enfants, Pierre (né le 14 juin 1906) époux de Catherine Thomas* [était prisonnier de guerre], (parents d’Arsène*), Jean (né le 8 mai 1909) époux de Marie Louise Jude* [puisatier il travaillait au hameau des Grattes, à Oradour-sur-Glane, chez Mr Georges], (parents d’Hubert*, André*, René*), Alix (née le 3 mars 1911) [était à Paris], tous nés à Oradour-sur-Glane, et Maurice (né le 25 juillet 1920, à Blond).
Le 9 avril 1932 à Oradour-sur-Glane, elle épousa Martial Mâchefer (né le 29 septembre 1907, à Ladignac-le-long), cordonnier, puis scieur de long. De cette union naquirent deux enfants Yvette Alice* (née le 18 mai 1933) et Désiré Alain* (né le 28 janvier 1943), nés à Oradour-sur-Glane.
Elle était domiciliée avec sa famille dans le Bourg d’Oradour-sur-Glane.
Son époux échappa au massacre, ayant pu s’enfuir à l’arrivé des Allemands.
« Martial Mâchefer habite une maison à l’angle de a rue principale et du Champ de Foie. Apercevant la troupe, craint d’être pris et emmené. Il se sait surveillé par la police. Il quitte le village après 14 heures. Il laisse dans la maison son épouse et ses deux enfants, ainsi que Sarah Jakobowicz* réfugiée juive qu’il hébergeait. »
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec ses enfants, sa mère et une partie de sa famille et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son père fut mitraillé puis brûlé dans la grange Beaulieu, son corps fut identifié. Une partie des hommes de sa famille furent mitraillés et brûlés dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Anna Bardet obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945. 
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Son époux, sera un habitant du village provisoire.
Il épousera en secondes noces le 28 janvier 1947 à Oradour-sur-Glane, Madeleine Deglane (née le 15 juin 1913, à Saint-Junien), il aura deux autres enfants, Hervé (11 novembre 1947, à Oradour-sur-Glane) et Martine. Il sera témoin au procès de Bordeaux en 1953, il décède le 8 mai 1993 à Saint-Sulpice-le-Guérétois (Creuse), inhumé à Oradour-sur-Glane.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — Mémorial GenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements. — Jean-Jacques Fouché, Oradour, éditions Liona Levi, piccolo histoire (p139).

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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