Né le 14 janvier 1917 à Châtellerault (Vienne), mort sous la torture à Cannes (Alpes-Maritimes) le 23 septembre 1943 ; commerçant ; militant gaulliste ; résistant des MUR.

Plaque commémorative au 23 rue du Titien à Cannes.
Plaque commémorative au 23 rue du Titien à Cannes.
Crédit : MémorialGenWeb
Léon Noël
Léon Noël
Crédit : Archives privées.
Léon Noël était le fils de Georges et de Marthe Poirot. Le 10 juillet 1943, il épousa Odette Babée.
Prisonnier de guerre évadé en juin 1941, Léon Noël installa à Cannes un magasin de cycles 23 rue du Titien, devenant rapidement l’un des animateurs de la mouvance gaulliste au sein de l’AS 24 puis des MUR dont il devint le responsable du corps franc. Son magasin servait de boîte aux lettres et de dépôt d’armes pour la section cannoise des MUR.
Le 21 septembre 1943, des policiers allemands voulurent perquisitionner le local et ils furent accueillis par des rafales de mitraillette et le jet d’une grenade, qui tuèrent l’un d’entre eux et en blessèrent deux autres. Grièvement blessé lors de l’échauffourée, Léon Noël fut conduit à l’hôpital puis amené sur une civière à la villa Montfleury (siège de l’antenne cannoise du kommando Sipo-SD Nizza) où il mourut sous la torture le surlendemain.
La rue du Titien fut débaptisée en son honneur dès le mois d’octobre 1944 puis une plaque commémorative fut apposée sur la façade de son magasin. La médaille de la Résistance lui fut décernée à titre posthume par décret en date du 3 août 1946.
Son épouse se remaria et elle eut deux enfants.
Sources

SOURCES : Arch. dép. Alpes-Maritimes, 28 W 0075 — Jean-Louis Panicacci, Les lieux de mémoire de la Deuxième guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes, Nice, Serre, 1997 — Eric Di Giuni, Cannes de 1939 à 1945, Nice, Alandis, 2002. — Informations communiquées le 22 mai 2020 par Madame Evelyne Duez. — MémorialGenWeb. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 446214 (nc).

Jean-Louis Panicacci, Dominique Tantin

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