Né le 22 janvier 1904 à Aszod (Hongrie), suicidé pour ne pas parler sous la torture le 24 juin 1942 à Paris ; ouvrier chaudronnier ; résistant communiste de Paris.

Paul Weisz en permission, Paule et leur fils Claude (février 1940)
Paul Weisz en permission, Paule et leur fils Claude (février 1940)
Naturalisé français, marié à Paule Schweid née en 1905 à Kosice (Slovaquie), Paul Weisz fut mobilisé le 27 août 1939 et démobilisé le 31 juillet 1940 à la suite de l’armistice signé par Pétain avec l’Allemagne.
Avec sa femme Paule, domiciliés 20 rue Barbanègre, il étaient tous deux des militants communistes du XIXe arrondissement. Ils s’engagèrent tous deux dans l’action clandestine. Paul, ouvrier chaudronnier, travailla dans le garage « Crimée » situé rue de Flandre où s’effectuaient des réparations pour les allemands.
Le 18 juin 1942, deux officiers des Renseignements Généraux vinrent l’arrêter à son domicile. Conduit au commissariat de la rue Nantes, il fut ensuite transféré dans les locaux de la préfecture de police de Paris, accusé de freinage et sabotage au garage où il travaillait et aussi de diffusion de propagande contre les autorités d’occupation.
Après quatre jours de tortures infligées par les policiers des brigades spéciales, Paul Weisz se défenestre du 5e étage pour ne pas parler.
Le registre de l’hôpital de l’Hôtel Dieu indique que Paul Weisz a été amené dans l’établissement par « Police Secours » le 24 juin 1942 et y est décédé le même jour à 19 h 15 des suites de fractures multiples.
À la suite de l’arrestation de son mari, Paule (Paulette) quitta Paris, traversa la ligne de démarcation avec son fils Claude âgé de 3 ans, où elle rejoignit à Aurillac, dans le Cantal, le réseau de résistance dirigé par Maître Léo Matarasso dit « Saurel ». Elle y assura le rôle d’agent de liaison jusqu’à la libération.
Tous deux ont été officiellement reconnus comme ayant appartenu au mouvement de Résistance le « Front National pour la Libération de la France ».
Par arrêté en date du 23 juin 1950, le Ministre de la Défense Nationale, a homologué Paul Weisz au grade d’adjudant au titre de la Résistance Nationale Française, "mort pour la France" le 24 juin 1942.
Sources

SOURCE : Renseignements communiqués par son fils Claude Weisz.

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