Né le 20 janvier 1914 à Fromental (Haute-Vienne), fusillé sommairement en représailles le 14 août 1944 à la carrière des Grises, commune de Prémilhat (Allier) ; fondeur SNCF ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP) et Résistance Fer.

Ses parents étaient domiciliés à Paris mais il naquit au village de Bord, commune de Fromental au domicile de sa grand-mère paternelle. Il était le fils de Paul Auguste Château, né lui-même à Fromental en 1886, parti maçon à Paris, et employé au métro en 1914, et de Marie Dugeny sans profession. Le 26 décembre 1936 il fut embauché comme manoeuvre à l’essai au dépôt SNCF de Saint-Sulpice (Haute-Vienne). Promu aide-chaudronnier le 1er avril de l’année suivante, il devint chaudronnier le 26 décembre 1937. A partir du 1er octobre 1940, il exerça le métier d’ouvrier soudeur à l’arc au dépôt de Montluçon (Allier) où il était domicilié au 24, avenue Jules Guesde.
Il se maria le 5 décembre 1942 à la mairie de Montluçon avec Yvonne Lucienne Lioret. Il s’engagea dans la résistance en septembre 1943, intégrant un groupe FTPF au sein de la SNCF, comme le certifie dans son dossier DAVCC « Albert Montandreau, chef de groupe de sabotage au dépôt des marchandises de Montluçon (FTP sédentaire) »
Il fut arrêté le 2 août 1944 par la SIPO-SD pour faits de résistance. Interrogé et torturé, il fut incarcéré à la caserne Richemont à Montluçon (Allier). Il en fut extrait le 14 août 1944, vers 5 heures du matin, avec 41 autres civils également détenus au même lieu. Ils furent conduits en camion sur la route de Quinssaines jusqu’au lieu-dit Les Grises, sur la commune de Prémilhat (Allier). Ils furent fusillés, vraisemblablement en représailles aux multiples attentats et actes de sabotages accomplis dans le secteur de Montluçon dans les premiers jours d’août 1944. Les corps furent jetés dans des fosses creusées à l’avance et couverts de chaux vive.
Il obtint la mention « Mort pour la France » en novembre 1945. Son nom figure sur la stèle commémorative de Prémilhat (Allier) et sur la plaque commémorative de la SNCF dans le hall de la gare de Montluçon, « à la mémoire des agents de la SNCF tués par faits de guerre » avec trois autres cheminots fusillés le même jour René Damour, Auguste Saviot et Georges Servant.
Sources

SOURCES : SHD Vincennes : GR 16 P 123248. Dossier de résistant d’Auguste Château (non consulté) .— Arch. Dep. Haute-Vienne (État civil) — Archives départementales du Puy-de-Dôme dossier des crimes de guerre, cote 908 W 79. — Dossier DAVCC, Caen — André Touret « Montluçon 1940-1944 : la mémoire retrouvée » 2001 et interview au journal La Montagne 13 août 2013 .— Thomas Fontaine, (sous la direction de), Cheminots victimes de la répression, 1940-1945 : Mémorial, Paris, éditions Perrin-SNCF, 2017.
.— Mémorial genweb.

Michel Thébault, Hervé Barthélémy, Cédric Neveu

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