Né le 26 avril 1870 à Faverolles (Aisne), tué le 28 août 1944 à Villers-Cotterêts (Aisne) ; jardinier.

Fils de Ernest Désiré Curot et de Louise Duguez, domiciliés à Faverolles, Gustave Curot résidait à Clamart (département de la Seine), 1 route de Châtillon, au moment de son recensement militaire. Il y exerçait alors la profession de jardinier.
Domicilié à nouveau dans sa commune natale, il fut incorporé au 45e régiment d’infanterie (Soissons) du 14 novembre 1891 au 4 octobre 1894, et obtint un certificat de bonne conduite. Gustave Curot effectua ensuite plusieurs périodes d’exercices dans la réserve, en 1897, 1900 et 1906.
Le registre matricules indique qu’il résida ensuite à Médan (25 avril 1897), à Villers-Cotterêts (29 mai 1898), à Marolles-en-Brie (6 novembre 1904), à Pisseleux (Aisne, le 29 avril 1906). Il s’établit enfin à Médan (9 janvier 1911) et à Poissy (chez M. Babichung).
Rappelé le 20 décembre 1914, Gustave Curot fut affecté au service de « GVC ». Entré au dépôt le 15 mai 1915, classé au 30e régiment territorial d’infanterie le 25 juillet suivant, il fut détaché le 13 juillet 1917 comme ouvrier agricole, et mis à la disposition de la préfecture de l’Aisne. Le 10 novembre 1917, il passa à la 6e section d’infirmiers. Il fut libéré le 10 décembre 1918.
« Alors qu’il était sorti de chez lui pour regarder passer un groupe d’artilleurs retraitant vers Soissons et leurs pièces, [Gustave Curot] fut tué par l’éclatement d’une grenade lancée par un soldat allemand ».
Une plaque fut apposée sur la façade de sa maison, au 1 rue Jean Baptiste-Clément :
« CUROT Gustave
26 avril 1870
28 août 1944
Mortellement blessé
par les Allemands ».
Le nom de Gustave Curot figure sur le monument aux morts de la commune.
Sources

Frédéric Stévenot

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