Né le 29 août 1886 à Charly (Moselle annexée), massacré le 10 juin 1944 à
Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; commerçant, peintre ; victime civile.

Louis, Justin Perette
Louis, Justin Perette
crédit : MémorialGenWeb
Louis Perette (inscrit à l’État civil sous les prénoms de Justin, Ludwig) était le fils de François Justin (né le 6 janvier 1856, à Vry, Moselle), et de son épouse Lucie Catherine Félicie née Dame (née le 27 mars 1859, à Charly). Ses parents s’étaient mariés le 25 juillet 1882 à Charly (Moselle).
Il fut vraisemblablement mobilisé dans l’armée allemande lors du premier conflit mondial.
Le 28 octobre 1935 à Charly (Moselle), il épousa Lucie Hollot* (née le 25 mai 1890, à Vigny, Moselle), veuve en premières noces de Jean Adolphe Biver (né le 10 aout 1893, à Amanvillers et décédé le 13 janvier 1934, à Thionville).
La famille Perette qui comprenait également une fille du premier mariage de Lucie Hollot*, Gilberte Odette* (née le 21 juin 1921, à Hayange, Moselle) épouse de Jean Juste Paul Henry, parents de Michelle Annie*, habitait Charly (Moselle annexée).
La famille Perette fut expulsée le 15 novembre 1940 avec d’autres habitants de Charly par les Allemands dans le cadre de l’opération Aktion D visant à épurer la Moselle de ses éléments francophones. Soixante-quatre habitants de Charly et quinze de Montoy-Flanville trouvèrent refuge à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) le 17 novembre 1940.
Ils s’installèrent à Oradour-sur-Glane dans un appartement situé en face de l’église, qu’ils louaient à Mme Mosnier.
En mai 1944, à la suite des bombardements intensifs en région parisienne, sa fille adoptive Gilberte Odette*, épouse Henry et sa petite fille Michelle vinrent se réfugier chez lui, à Oradour/Glane où elles parvinrent le 18 mai 1944.
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son épouse, sa fille et sa petite-fille furent brûlées dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Louis Perette obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane, et sur l’une des douze stèles (une pour chaque famille mosellane) installées depuis 1949 dans le village devenu Charly-Oradour en 1950.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Philippe Wilmouth, Des Mosellans dans l’enfer d’Oradour-sur-Glane, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Sutton, 2010. — Archives État civil de la Moselle, actes de naissances, mariages, décès, registre de matricule militaire.

Michel Thébault, Philippe Wilmouth, Isabel Val Viga

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