Née le 25 mai 1890 à Vigny (Moselle annexée), massacrée le 10 juin 1944 à
Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; victime civile.

Lucie Hollot était la fille de Jean Arsène (né le 28 mars 1842, à Luppy, Moselle, et décédé en 1923), marchand de grains, et de son épouse Anne Marie Poinsignon (née le 15 juillet 1847, à Vigny et décédée le 13 janvier 1934, à Novéant-sur-Moselle). Ses parents s’étaient mariés le 16 novembre 1868 à Vigny (Moselle).
Le 8 avril 1913 à Vigny (Moselle), elle épousa Jean Adolphe Biver (né le 10 août 1893, à Amanvillers et décédé le 13 janvier 1934, à Thionville), aubergiste. De cette union naquirent deux filles, Marthe Joséphine (née le 15 décembre 1913, à Amneville, Moselle), et Gilberte Odette* (née le 21 juin 1921, à Hayange, Moselle) épouse de Jean Juste Paul Henry, parents de Michelle Annie*.
Le 28 octobre 1935 à Charly (Moselle), elle épousa en secondes noces Louis Justin Perette* (né le 29 août 1886, à Charly), commerçant, artiste peintre.
La famille Perette fut expulsée le 15 novembre 1940 avec d’autres habitants de Charly par les Allemands dans le cadre de l’opération Aktion D visant à épurer la Moselle de ses éléments francophones. Soixante-quatre habitants de Charly et quinze de Montoy-Flanville trouvèrent refuge à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) le 17 novembre 1940.
Ils s’installèrent à Oradour-sur-Glane dans un appartement situé en face de l’église, qu’ils louaient à Mme Mosnier.
En mai 1944, à la suite des bombardements intensifs en région parisienne, sa fille Gilberte Odette* épouse Henry, et sa petite fille Michelle Annie*, qui habitaient Sartrouville, vinrent se réfugier chez elle, à Oradour-sur-Glane où elles parvinrent le 18 mai 1944.
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa fille et sa petite-fille et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son époux fut mitraillé puis brûlé dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Lucie Hollot obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane, et sur l’une sur l’une des douze stèles (une pour chaque famille mosellane) installées depuis 1949 dans le village devenu Charly-Oradour en 1950.
Sa fille Marthe épouse Albert, n’était pas présente à Oradour sur Glane, elle vivait alors avec son époux et ses enfants. Elle a été brisée quand elle a appris la tragédie, elle décède le 7 octobre 1953 à Lavaur (Tarn).
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Moselle, actes de naissances, mariages, décès. — Philippe Wilmouth, Des Mosellans dans l’enfer d’Orador-sur-Glane, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Sutton, 2010 — Informations communiquées par Françoise Voillot (courrier électronique du 11 juin 2019).

Michel Thébault, Philippe Wilmouth, Isabel Val Viga

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