Né le 9 décembre 1873 à Charly (Moselle annexée), massacré le 10 juin 1944 à
Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; charron ; victime civile.

Auguste, Ernest Pister
Auguste, Ernest Pister
crédit : MémorialGenWeb
Auguste Pister était le fils de Jean Louis (né le 4 juin 1832, à Failly, Moselle), maréchal ferrant, et de son épouse Françoise née Barotte ( née le 31 mars 1838, à Retonfey, Moselle). Ses parents s’étaient mariés le 24 novembre 1863, à Retonfey (Moselle).
Il était le deuxième d’une fratrie de trois enfants, Jules François Joseph (né le 13 janvier 1872, à Charly et décédé le 11 décembre 1941, à Oradour-sur-Glane) époux de Mélanie Hennequin*, Edouard (né le 12 décembre 1875, à Charly et décédé le 27 janvier 1931, à Servigny-lès-Sainte-Barbe, Moselle).
Le 16 avril 1907 à Servigny-lès-Sainte-Barbe (Moselle), il épousa Marie Victorine Sar* (née le 10 août 1884, à Servigny-lès-Sainte-Barbe). De cette union naquirent deux enfants, Arsène Édouard Joseph (né le 27 octobre 1909, à Charly) époux de Marie Victorine Claude* (parents de Lucette*), et Marie-Louise* (née le 15 août 1916, à Charly) épouse de Jules Alphonse Haas* (parents de Huguette*, René*, Paul Jules Arsène*).
La famille Pister* habitait Charly (Moselle annexée). Elle fut expulsée le 15 novembre 1940 avec d’autres habitants de Charly par les Allemands dans le cadre de l’opération Aktion D visant à épurer la Moselle de ses éléments francophones. Soixante-quatre habitants de Charly et quinze de Montoy-Flanville trouvèrent refuge à Oradour/Glane (Haute-Vienne) le 17 novembre 1940.
Il était domicilié avec sa famille à Oradour-sur-Glane.
Son fils échappa au massacre, électricien, il était absent pour le travail, il assurait son service au dépôt des tramways de l’Aurence, à Limoges.
« Le charron Auguste Pister*, également né à Charly, s’était installé à Oradour avec sa femme Victorine* et leur belle-sœur Mélanie*. Leur cellule familiale s’était reconstituée avec leur belle-fille Marie*, laquelle, âgée d’une trentaine d’années avait mis au monde à Oradour, le 21 janvier 1942 une petite Lucette*. Marie-Louise* et son mari Jules Alphonse Haas* avaient eux aussi quitté la Lorraine avec leur filles Huguette*, née à Metz en 1938, peu avant leur départ. Leurs fils René*, puis Jean Paul*, qui n’était qu’un bébé de deux mois en juin 1944, étaient nés à Oradour. »
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé avec son gendre dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son épouse, sa fille, ses petits-enfants, sa belle-fille et sa belle-sœur furent brûlés dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Auguste Pister obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane. Et sur l’une des douze stèles (une pour chaque famille mosellane) installées depuis 1949 dans le village devenu Charly-Oradour en 1950.
Son fils épousera en secondes noces le 11 janvier 1946 à Charly (Moselle), Marie Amélie Lorain. Il décède le 11 janvier 1967 à Charly-Oradour (Moselle).
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Moselle et de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès. — Philippe Wilmouth, Des Mosellans dans l’enfer d’Oradour/Glane, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Sutton, 2010 — Mémorial GenWeb. — Marielle Larriaga, Oradour-sur-Glane,10 juin 1944, éditions des traboules (p42-43).

Philippe Wilmouth, Isabel Val Viga

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