Née le 3 avril 1880 à Flévy (Moselle annexée), massacrée le 10 juin 1944 à
Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; victime civile.

Mélanie Hennequin, épouse Pister
Mélanie Hennequin, épouse Pister
Crédit photo : Ascomémo-Hagondange.
Mélanie Hennequin
Mélanie Hennequin
crédit : MémorialGenWeb
Mélanie était la fille de Jean Louis (né le 3 juillet 1846, à Flévy et décédé en 1924), et de son épouse Honorine née Gaillard (née le 24 février 1856, à Flévy et décédée en 1928). Ses parents s’étaient mariés le 17 janvier 1876, à Flévy (Moselle).
Le 8 octobre 1901 à Flévy (Moselle), elle épousa Jules François Joseph Pister (né le 13 janvier 1872, à Charly), frère d’Auguste Ernest Pister* époux de Marie Victorine née Sar*, parents d’Arsène Édouard Joseph époux de Marie Victorine Claude* (parents de Lucette*), et Marie-Louise* épouse de Jules Alphonse Haas* (parents de Huguette*, René*, Paul Jules Arsène*).
La famille Pister* habitait Charly (Moselle annexée). Elle fut expulsée le 15 novembre 1940 avec d’autres habitants de Charly par les Allemands dans le cadre de l’opération Aktion D visant à épurer la Moselle de ses éléments francophones. Soixante-quatre habitants de Charly et quinze de Montoy-Flanville trouvèrent refuge à Oradour/Glane (Haute-Vienne) le 17 novembre 1940.
Son époux décède le 11 décembre 1941 à Oradour-sur-Glane, devenue veuve, elle était domiciliée avec son beau-frère et sa famille à Oradour-sur-Glane.
« Le charron Auguste Pister*, également né à Charly, s’était installé à Oradour avec sa femme Victorine* et leur belle-sœur Mélanie*. Leur cellule familiale s’était reconstituée avec leur belle-fille Marie*, laquelle, âgée d’une trentaine d’années avait mis au monde à Oradour, le 21 janvier 1942 une petite Lucette*. Marie-Louise* et son mari Jules Alphonse Haas* avaient eux aussi quitté la Lorraine avec leur filles Huguette*, née à Metz en 1938, peu avant leur départ. Leurs fils René*, puis Jean Paul*, qui n’était qu’un bébé de deux mois en juin 1944, étaient nés à Oradour. »
Son neveu échappa au massacre, électricien, il était absent pour le travail, il assurait son service au dépôt des tramways de l’Aurence, à Limoges.
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa belle-sœur, ses nièces et ses petits-neveux et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son beau-père et le gendre de celui-ci furent mitraillés puis brûlés dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Mélanie Hennequin obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane. Et sur l’une des douze stèles (une pour chaque famille mosellane) installées depuis 1949 dans le village devenu Charly-Oradour en 1950.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Moselle et de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès. — Philippe Wilmouth, Des Mosellans dans l’enfer d’Oradour/Glane, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Sutton, 2010 — Mémorial GenWeb. — Marielle Larriaga, Oradour-sur-Glane,10 juin 1944, éditions des traboules (p42-43).

Philippe Wilmouth, Isabel Val Viga

Version imprimable