Née le 6 septembre 1912 à Metz (Moselle annexée), massacrée le 10 juin 1944 à
Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; victime civile.

Marie Claude, épouse Pfister
Marie Claude, épouse Pfister
Crédit photo : Ascomémo-Hagondange.
Marie Claude était la fille d’Émile Pierre (né le 10 juin 1885, à Woippy, Moselle), cultivateur, et de son épouse Marie née Mangenot (née le 10 octobre 1888, à Woippy, Moselle). Ses parents s’étaient mariés le 26 avril 1910 à Woippy (Moselle).
Le 30 janvier 1937 à Woippy (Moselle), elle épousa Arsène Édouard Joseph Pister (né le 27 octobre 1909, à Charly) électricien, fils d’Auguste Ernest Pister* et de son épouse Marie Victorine née Sar* et frère de Marie-Louise* épouse de Jules Alphonse Haas* (parents de Huguette*, René*, Paul Jules Arsène*). De cette union naquit une petite fille prénommé Lucette* (née le 21 janvier 1942, à Oradour-sur-Glane).
La famille Pister* habitait Charly (Moselle annexée). Elle fut expulsée le 15 novembre 1940 avec d’autres habitants de Charly par les Allemands dans le cadre de l’opération Aktion D visant à épurer la Moselle de ses éléments francophones. Soixante-quatre habitants de Charly et quinze de Montoy-Flanville trouvèrent refuge à Oradour/Glane (Haute-Vienne) le 17 novembre 1940.
Elle était domiciliée avec sa famille à Oradour-sur-Glane.
Son époux échappa au massacre, absent pour le travail, il assurait son service au dépôt de tramway de l’Aurence à Limoges, Lorsqu’il voulut rentrer le soir avec le tramway, il descendit à Verneuil sur les recommandations de sa sœur.
« Le charron Auguste Pister*, également né à Charly, s’était installé à Oradour avec sa femme Victorine* et leur belle-sœur Mélanie*. Leur cellule familiale s’était reconstituée avec leur belle-fille Marie*, laquelle, âgée d’une trentaine d’années avait mis au monde à Oradour, le 21 janvier 1942 une petite Lucette*. Marie-Louise* et son mari Jules Alphonse Haas* avaient eux aussi quitté la Lorraine avec leur filles Huguette*, née à Metz en 1938, peu avant leur départ. Leurs fils René*, puis Jean Paul*, qui n’était qu’un bébé de deux mois en juin 1944, étaient nés à Oradour. »
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa fille, sa belle-mère, sa belle-sœur, ses neveux, la tante de son époux et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son beau-père et son beau-frère furent mitraillés puis brûlés dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Marie Claude obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane. Et sur l’une des douze stèles (une pour chaque famille mosellane) installées depuis 1949 dans le village devenu Charly-Oradour en 1950.
Son époux, épousera en secondes noces le 11 janvier 1946 à Charly (Moselle), Marie Amélie Lorain. Il décède le 11 janvier 1967 à Charly-Oradour (Moselle).
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Moselle et de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès. — Philippe Wilmouth, Des Mosellans dans l’enfer d’Oradour/Glane, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Sutton, 2010 — Mémorial GenWeb. — Marielle Larriaga, Oradour-sur-Glane,10 juin 1944, éditions des traboules (p42-43).

Philippe Wilmouth, Isabel Val Viga

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