Née le 21 janvier 1942 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; victime civile.

Lucette Pister
Lucette Pister
Crédit photo : Ascomémo-Hagondange.
Lucette Pister
Lucette Pister
crédit : MémorialGenWeb
Lucette était la fille d’Arsène Édouard Joseph Pister (né le 27 octobre 1909, à Charly), électricien, et de son épouse Marie Victorine née Claude* (née le 6 septembre 1912, à Metz). Ses parents s’étaient mariés le 30 janvier 1937 à Woippy (Moselle).
Elle était la petite fille d’Auguste Ernest Pister* et de son épouse Marie Victorine née Sar* et nièce de Marie-Louise* épouse de Jules Alphonse Haas* (parents de Huguette*, René*, Paul Jules Arsène*).
La famille Pister* habitait Charly (Moselle annexée). Elle fut expulsée le 15 novembre 1940 avec d’autres habitants de Charly par les Allemands dans le cadre de l’opération Aktion D visant à épurer la Moselle de ses éléments francophones. Soixante-quatre habitants de Charly et quinze de Montoy-Flanville trouvèrent refuge à Oradour/Glane (Haute-Vienne) le 17 novembre 1940.
Elle était domiciliée avec sa famille à Oradour-sur-Glane.
Son père échappa au massacre, absent pour le travail, il assurait son service au dépôt de tramway de l’Aurence à Limoges, Lorsqu’il voulut rentrer le soir avec le tramway, il descendit à Verneuil sur les recommandations de sa sœur.
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa mère, sa grand-mère, sa tante, ses cousins, la tante de son père et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane. Son grand-père et son oncle furent mitraillés puis brûlés dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés.
Lucette Pister obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane. Et sur l’une des douze stèles (une pour chaque famille mosellane) installées depuis 1949 dans le village devenu Charly-Oradour en 1950.
Son père, épousera en secondes noces le 11 janvier 1946 à Charly (Moselle), Marie Amélie Lorain. Il décède le 11 janvier 1967 à Charly-Oradour (Moselle).
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — MémorialGenWeb. — Archives État civil de la Moselle et de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès. — Philippe Wilmouth, Des Mosellans dans l’enfer d’Oradour/Glane, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Sutton, 2010 — Mémorial GenWeb. — Marielle Larriaga, Oradour-sur-Glane,10 juin 1944, éditions des traboules (p42-43).

Philippe Wilmouth, Isabel Val Viga

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