Né le 6 septembre 1924 à Thionville (Moselle), mort le 11 décembre 1944 à la prison de Rockenberg (Allemagne) ; étudiant ; résistant du groupe Espoir Français, puis du réseau Uranus.

Robert Gatelet
Robert Gatelet
Crédit photo : Coll. Geiger
Scout et étudiant à l’École supérieure (actuellement lycée Louis Vincent), il habitait Metz (Moselle annexée). Il était membre fondateur de l’Espoir Français créé à Metz en juillet 1940 par Roger Granthil dans le but de conserver le souvenir de la France en Moselle annexée par les Allemands, de garder et réveiller les sentiments pro-français de la population, et autant que possible de nuire à l’Allemagne. Rapidement récupéré par le réseau Uranus du capitaine Kleinmann à Nancy, son activité s’orienta vers la collecte d’informations politiques, économiques et militaires en s’appuyant sur de jeunes postiers et cheminots.
Suite à l’arrestation d’un de ses membres avec différents documents, le groupe fut démantelé par la Gestapo de Metz en juin-juillet 1941. Gatelet fut arrêté le 23 juin 1941, interné et interrogé à la prison de Metz, transféré avec 20 camarades mosellans à la prison de Sarrebruck, puis de Zweibrücken (Allemagne). Ils furent jugés par le Volksgericht de Berlin à Zweibrücken du 30 septembre au 2 octobre 1942. Le procureur requit la peine de mort pour 11 accusés dont Gatelet. Finalement , seules deux peines de mort non exécutées furent maintenues pour espionnage de guerre et haute trahison, alors que Gatelet, mineur, fut condamné à 8 ans de prison.
Les condamnés rejoignirent la prison de Zweibrücken. Gatelet fut transféré ensuite à la prison de Wittlich, dans une cellule individuelle où il dut tresser 200 mètres de roseaux par jour dans une humidité constante. N’atteignant pas son quota, Gatelet fut souvent enfermé au cachot. Devant l’avance alliée, les détenus furent évacués sur la prison de Rockenberg (Allemagne). Gatelet qui venait de passer un mois au cachot était atteint de tuberculose et fit le voyage sur une civière. Il décéda le 11 décembre 1944 à Rockenberg.
En 1961, sa mère reçut la Légion d’Honneur, la Croix de guerre et la médaille de la libération de Metz à titre posthume. En 2014 une plaque commémorative en mémoire de Gatelet a été apposée à l’entrée du lycée Louis Vincent à Metz.
Sources

SOURCES : DAVCC, dossier statut. — Site Espoir Français de Jean Geiger.

Philippe Wilmouth

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