Né le 13 juin 1862 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane ; instituteur retraité ; victime civile.

Son acte de naissance porte distinctement le prénom d’Amand qui est corroboré par différentes sources . Il était le fils de Claude Junien ((né le 29 juillet 1831 et décédée le 22 août 1887, à Oradour-sur-Glane), et de son épouse Marguerite née Mayeras (née le 9 octobre 1844 et décédée le 26 janvier 1883, à Oradour-sur-Glane), cultivateurs. Ses parents s’étaient mariés le 25 septembre 1861 à Oradour-sur-Glane.
Il était l’aîné d’une fratrie de quatre enfants, Anne (née le 20 juin 1864 et décédée le 30 octobre 1936, à Oradour-sur-Glane) épouse de Jean Desvignes*, parents de Junien Jean-Baptiste époux de Marie Madeleine Sadry* (parents de Jean Pierre Junien*, Yves*, Odile*), Marie (née le 7 août 1869 et décédée le 9 août 1942, à Oradour-sur-Glane) épouse de Martial Litaud [échappa au massacre, ayant pu se cacher], Anne (née le 22 juillet 1871, à Oradour-sur-Glane) épouse d’Antoine Brandy, parents d’Armand Jean Junien époux d’Eugénie Mercier* (parents d’Yvonne Andrée*, Antoinette*, Jeanine épouse d’Aimé Henri [échappèrent au massacre, ayant pu se cacher] parents d’Annie*).
« la mère de mon père, Amand Clavaud, après des études à l’école primaire le mit en pension à Limoges, rue des Clairettes, dans une institution libre afin de devenir instituteur ».
Il devint en effet instituteur. Lors de la conscription en 1882, il fut dégagé des obligations militaires. En ces années de mise en place des lois scolaires de Jules Ferry, le motif résonne éloquemment : « dispensé, voué à l’enseignement ».
Le 20 septembre 1894 à Nantiat, il épousa Marguerite Marie Rousseau (née le 30 novembre 1868, à Limoges et décédée le 5 juillet 1939, à Oradour-sur-Glane), institutrice. Après avoir exercé dans des communes différentes, ils obtinrent un poste double à La-Barre-de-Veyrac (Haute-Vienne). Leurs trois enfants y naquirent : Jeanne Marguerite (née le 16 décembre 1895) épouse Forest Aimé, parents de Dominique* et Michel*, Anne-Louise (née le 1er avril 1897) épouse François Carriat, Marcel Amand (né le 24 mars 1899).
Le couple fut ensuite nommé à Feytiat (Haute-Vienne).
En juin 1944 Amand Clavaud, alors instituteur retraité, était domicilié au Bourg d’Oradour-sur-Glane.
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé avec une partie de sa famille dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Ses petits-enfants et une partie de sa famille furent brûlé dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Amand -Armand Clavaud obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane. Également inscrit avec celui des sept instituteurs et institutrices, victimes du nazisme à Oradour-sur-Glane sur la plaque commémorative apposée dans la cour de l’ancienne école normale de Limoges (aujourd’hui centre de formation des maîtres).
Sa fille Anne-Louise décède le 9 novembre 1953 à Saint-Jean-de-Ligoure (Haute-Vienne), Jeanne Marguerite épouse Forest le 30 septembre 1973, et son fils le 8 août 1979 à Saint-Astier (Dordogne).
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — Mémorial GenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements. — Aimé Forest, Nos promesses encloses, Ed. Beauchesne, 1985.

Dominique Tantin, Michel Thébault, Isabel Val Viga

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