Née le 15 août 1897 à Saint-Junien (Haute-Vienne), massacrée le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; journalière ; victime civile.

Marie Cordeau
Marie Cordeau
crédit : Isabel Val Viga
plaque Marie Cordeau, cimetière Oradour-sur-Glane
plaque Marie Cordeau, cimetière Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Marie Cordeau était la fille de Jean (né le 29 mai 1870, à Saint-Junien), et de son épouse Françoise née Raynaud (née le 21 mai 1872, à Brigueuil, Charente), cultivateurs. Ses parents s’étaient mariés le 3 avril 1894 à Saint-Junien.
Elle était l’aînée d’une fratrie de quatre enfants, Catherine (née le 28 janvier 1899, à Javerdat) épouse de Jean Léonard Roche, François (né le 3 juin 1900, à Saint-Junien) époux de Marie Bertrand, Pierre (né le 26 mai 1903, à Brigueuil) époux de Léonie Paris.
Le 14 décembre 1920 à Peyrilhac, elle épousa Martial Coldeboeuf (né le 18 avril 1890, à Saint-Junien et décédé avant 1936), cultivateur. De cette union naquit un garçon, Roger (né le 29 décembre 1929, à Verneuil-sur-Vienne).
Au recensement de 1931, Marie est domiciliée avec son mari et son fils au Breuil, commune d’Oradour-sur-Glane, en 1936, devenue probablement veuve, elle habite seule avec son fils, au Bourg d’Oradour-sur-Glane.
Son fils échappa au massacre, ne s’est pas rendu au rassemblement, il travaillait au Cros chez Mr Faugeras.
Elle était la tante de Bernadette Cordeau*, fille de son frère Pierre, époux de Léonie Paris.
« Roger Coldeboeuf, dont la mère habite le quartier de l’église, garde les vaches de son employeur du village des Cros. Il aperçoit, dans un champ, un soldat qui déploie ’’une grande feuille de papier’’, en réalité une carte d’état-major. Curieusement, cela le fait penser à un peintre qui installerait son chevalet. Il est surpris, mais ne s’inquiète pas outre mesure. »
Elle fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich et brûlée dans l’église avec sa nièce et l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Marie Cordeau obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane.
Son fils décède le 17 juin 2000 à Limoges.
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — Mémorial GenWeb. — Archives État civil de la Haute-Vienne, actes de naissances, mariages, décès, recensements. — Albert Valade, Oradour, 10 juin 1944, la page de catéchisme, éditions de la Veytizou sarl (p52).

Dominique Tantin, Isabel Val Viga

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