Né le 19 juin 1923 à Paris (XVIIIe arr.), abattu le 21 juillet 1944 à Saint-Germain-les-Vergnes (Corrèze) ; instituteur ; résistant, maquisard de l’Armée secrète (AS).

Stèle commémorative à Saint-Germain-les-Vergnes au lieu-dit " La Valeyrie" sur un terrain privé.
Stèle commémorative à Saint-Germain-les-Vergnes au lieu-dit " La Valeyrie" sur un terrain privé.
Paul Camus, vers 1941
Paul Camus, vers 1941
Crédit : Annie CAMUS
Stèle commémorative à Saint-Germain-des-Vergnes à la mémoire des quatre résistants tués le 21 juillet 1944
Stèle commémorative à Saint-Germain-des-Vergnes à la mémoire des quatre résistants tués le 21 juillet 1944
Crédit : MémorialGenWeb
Paul Camus était le fils de René Noël Auguste Camus (1898-1989), successivement imprimeur de musique, puis vendeur en chapellerie, puis caviste sommelier, puis ouvrier métallurgiste, et de son épouse Mercédès Yvonne Pirsch, margeuse en imprimerie (1900-1970). Il avait un frère, Pierre René (1928-2006).
Instituteur à l’école Simon-Bolivar à Paris (XIVe arr.), Paul Camus venait d’avoir 20 ans quand il fut envoyé à Saint-Germain-les-Vergnes. Après le 6 juin 1944, il rejoignit un maquis de l’AS.
Le 20 juillet 1944, le sergent-chef FFI Emile Georges originaire de Lubrécourt (Moselle) vint chercher des jeunes Mosellans réfugiés à Sainte-Féréole qui n’avaient pas pu rejoindre les rangs des FFI faute d’armes. Il devait les conduire au camp de Saint-Mexant (Corrèze) commandé par le lieutenant Dargenson (Commandant David). Le 21 juillet, au matin, au lieu de suivre l’itinéraire qui leur avait été indiqué (Lajoinie, La Buge, Chanteix, Saint-Mexant), ils prirent la route en direction de Saint-Germain-les-Vergnes. Prévenus par Mme. Pierrefitte de Sainte-Féréole que la Milice se trouvait dans le bourg, ils n’en continuèrent pas moins leur chemin. La Werhmacht venant de Lachamp, après avoir abattu Eugène Bossoutrot, alors que la Milice venant de Brive-La-Gaillarde rattrapait le groupe de jeunes au lieu-dit La Valeyrie, à proximité de Lachamp. Des coups de feu éclatèrent et le groupe fut encerclé. Trois jeunes dont deux Mosellans réussissaient à s’échapper, mais Paul Camus et deux Mosellans, Henri Ritter et Robert Urio furent capturés.
Les soldats allemands et/ou des miliciens se sont alors acharnés sur les trois prisonniers. Ils furent massacrés sur place et horriblement mutilés.
Leurs obsèques eurent lieu à Saint-Germain-les-Vergnes et ils furent enterrés au cimetière du lieu. À présent, Paul Camus est inhumé dans la Nécropole Nationale de Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente), Carré de sépulture 1B, Numéro tombe sépulture 249.
Paul Camus fut homologué FFI et obtint la mention "Mort pour la France."
Son nom est inscrit sur une stèle commémorative à Saint-Germain-les-Vergnes au lieu-dit " La Valeyrie" sur un terrain privé.
Ses parents n’apprirent l’affreuse nouvelle que lorsqu’ils arrivèrent à Tulle, où ils avaient été appelés par son jeune frère Pierre (16 ans et demi), qui, faisant son service rural à Sainte-Féréole, avait tenu à les mettre au courant avec le plus de ménagements possibles.
Sources

SOURCES : Service historique de la Défense, Caen, SHD AVCC, AC 21 P 37569 et Vincennes GR 16 P 103526 (nc). — France, 4 mars 1945. — Gabriel et Robert Offroy Château Salins autrefois. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Geneanet.

Iconographie
MémorialGenWeb

Gilbert Beaubatie, Dominique Tantin

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