Né le 21 février 1918 au Mas-de-Tence (Haute-Loire), exécuté sommairement le 26 juillet 1944 à Rochetaillée (Loire) ; employé à la gare de Bellevue ; résistant du groupe Buckmaster-Ange des Spécial Opérations Exécutive (SOE).

Jean Delobre était célibataire et demeurait au 3 rue du Guizay à Saint-Étienne (Loire). Il était le fils de Pierre Delobre, mort au combat le 2 mai 1940 à Neufchâtel (Pas-de-Calais), et de Rosine née Cortial.

Le 26 juillet 1944, trois cadavres furent découverts sur la route du Bessat, au lieu-dit Bois Flamand à Rochetaillée, et transportés au cimetière de cette commune. Sur les corps horriblement mutilés, aucun papier pouvant conduire à leur identification ne fut retrouvé hormis un billet de 100 francs. Les services photographiques et anthropologiques diligentés par le Commissaire principal, chef de la section de Police de Sureté de Saint-Étienne, purent établir qu’il s’agissait de Jean Delobre, Charles Laurent et Henri Muller. Les familles reconnurent formellement les corps qui furent provisoirement inhumés sur place.

Jean Delobre fut arrêté au mois de juillet 1944 et conduit à la caserne Desnoëttes où il fut interrogé et torturé.

Son nom figure sur la plaque commémorative du groupe Buckmaster-Ange à Gumières (Loire).
Sources

SOURCES : Arch. départ. Loire.— Arch. départ. Rhône : Mémorial de l’Oppression, 3808W769.— Arch. Mun. de Saint-Étienne (Loire).— Fonds ANACR de la Loire.— État civil.

Michelle Destour

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