Né le 23 avril 1923 à Guémené (Morbihan), exécuté le 10 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan) ; étudiant ; résistant ; FFI.

Jean Feuillet
Jean Feuillet
SOURCE :
Centre d’animation historique
du pays de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le monuments aux morts</br> de Guémené-sur-Scorff
Sur le monuments aux morts
de Guémené-sur-Scorff
Sur la plaque commémorative </br>de l'ancienne école publique</br> de Guémené-sur-Scorff
Sur la plaque commémorative
de l’ancienne école publique
de Guémené-sur-Scorff
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Jean Feuillet était le fils de Louis Marie Feuillet, directeur du cours complémentaire de garçons de Guémené-sur-Scorff (Morbihan), et de Justine Le Ny, sans profession. Célibataire, il était étudiant en pharmacie à Rennes (Ille-et-Vilaine), et licencié du Stade rennais pour la saison 1943-1944. En 1944, il effectuait un stage avec Aimé Trébuil dans la pharmacie Le Halpert de Guémené-sur-Scorff.

Il faisait partie du petit groupe de jeunes constitué autour du professeur de mathématiques Émile Mazé, responsable local du mouvement Service national Maquis. En décembre 1943, il rejoignit les Forces françaises de l’intérieur (FFI) au sein du 10e Bataillon FFI (Libération-Nord) du Morbihan, ex-5e Bataillon FFI, commandé par Jean Le Coutaller. Il appartenait au groupe de Guémené-sur-Scorff commandé par le capitaine Jean Le Doujet.

Le 2 mai 1944, Jean Feuillet fut arrêté à son domicile avec ses camarades Jean Martin, Aimé Trébuil et Francis Trébuil. Avec Émile Mazé arrêté à son tour le 4 mai, ils furent emprisonnés et interrogés à Locminé (Morbihan). Jean Feuillet fut transféré à Vannes le 15 mai 1944, puis à la citadelle de Port-Louis le 18 mai 1944. Tous furent exécutés au petit matin du 10 juin 1944 avec deux jeunes FFI, Roger Le Cunff et Bertrand Perennou, alors que leur départ pour la prison de Vannes (Morbihan) leur avait été annoncé la veille.

L’acte de décès numéro 7 dressé en mairie de Port-Louis le 8 juillet 1944 déclare que le corps de Jean Feuillet a été retrouvé parmi les soixante-neuf corps découverts le 18 mai 1945 sous les décombres du stand de tir de la citadelle de Port-Louis, et qu’il a été identifié le 19 mai 1944.

Jean Feuillet a obtenu la mention « Mort pour la France » et il a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant et de Combattant volontaire de la Résistance (CVR) lui a été attribué à titre posthume en 1954, ainsi que la médaille de la Résistance par décret du 24 mai 1957, publié au JO du 29 mai 1957.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Feuillet est inscrit sur le mur du Mémorial des fusillés de la citadelle de Port-Louis.
À Guémené-sur-Scorff, où une rue porte son nom, il figure sur le monument aux morts et sur la plaque commémorative apposée sur un mur de la cour de l’ancienne école publique où il fut élève.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, 21 P 184 094. — SHD, Vincennes, GR 16 P 22951. — Arch. Dép., Morbihan, 1840 W 4, fonds ONACVG-56. — Centre d’animation historique du pays de Port-Louis (photo). — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978 — " Les Martyrs de la citadelle de Port-Louis ", Chroniques Port-Louisiennes, juillet 1995 — Mémorial GenWeb. — Site des Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — Notes de Bruno Monnier. — État civil, Port-Louis (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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