Né le 5 janvier 1921 à Paris (XVIe arr.), exécuté le 10 juin 1944 à Port-Louis (Morbihan) ; employé de commerce ; résistant ; FFI.

Jean Martin
Jean Martin
SOURCE : ANACR-56
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le mur du Mémorial des fusillés de Port-Louis
Sur le monument aux morts</br> de Guémené-sur-Scorff
Sur le monument aux morts
de Guémené-sur-Scorff
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Jean Martin était le fils d’Ernest Martin, représentant de commerce, et de Marie Louise Guillemot, sans profession. Célibataire, il était domicilié à Guémené-sur-Scorff (Morbihan).

Il faisait partie du petit groupe de jeunes constitué autour du professeur de mathématiques Émile Mazé, responsable local du mouvement Service national Maquis. Il rejoignit les Forces françaises de l’intérieur (FFI) au sein du 10e Bataillon FFI (Libération-Nord) du Morbihan, ex-5e Bataillon FFI, commandé par Jean Le Coutaller. Il appartenait au groupe de Guémené-sur-Scorff commandé par le capitaine Jean Le Doujet. Le 2 mai 1944, les Allemands opérèrent une série d’arrestations dans la ville à la suite d’un attentat commis le 30 avril contre un véhicule allemand. Jean Martin fut arrêté à son domicile comme ses camarades Jean Feuillet, Aimé Trébuil et Francis Trébuil. Avec Émile Mazé arrêté à son tour le 4 mai, ils furent emprisonnés et interrogés à Locminé (Morbihan), puis transférés le 16 mai 1944 à la citadelle de Port-Louis. Ils furent exécutés au petit matin du 10 juin 1944 avec deux jeunes FFI, Roger Le Cunff et Bertrand Perennou, alors que leur départ pour la prison de Vannes leur avait été annoncé la veille.

Le corps de Jean Martin fut retrouvé parmi les soixante-neuf corps découverts le 18 mai 1945 dans les décombres du stand de tir de la citadelle de Port-Louis, et identifié le lendemain.

Jean Martin a obtenu la mention « Mort pour la France ». Il a été homologué FFI. En novembre 1945, il a été cité à l’ordre de la Division et a été décoré à titre posthume de la Croix de guerre avec étoile d’argent. Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume, ainsi q ue le titre de Combattant volontaire de la Résistance en 1953.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Martin est inscrit sur le mur du Mémorial des fusillés de la Citadelle de Port-Louis.
Il figure aussi sur le monument aux morts de Guémené-sur-Scorff.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, cote 21 P 88 982. — SHD, Vincennes, GR 16 P 398050. — Arch. Dép., Morbihan, 1840 W 7, fonds ONACVG-56. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — Ami entends-tu... Journal de la Résistance bretonne, ANACR-56, n° 14, 1er semestre 1971 (photographie) " Les Martyrs de la citadelle de Port-Louis ", Chroniques Port-Louisiennes, juillet 1995. — René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944 et Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — Mémorial GenWeb. — Site des Amis de la Résistance du Morbihan. — État civil, Port-Louis (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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