Né le 19 mars 1918 à Moutiers (Savoie), exécuté sommairement le 12 juillet 1944 à Genas (Isère, Rhône) ; préparateur en pharmacie ; résistant de l’Armée secrète, responsable d’un groupe franc du mouvement Combat à Vizille (Isère), homologué sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur et interné résistant (DIR).

Auguste Floxoli était le fils de Vitale Floxoli, manœuvre, et d’Anna Pandolfi. Son père fut naturalisé français par décret du 17 juillet 1928. Auguste Floxoli était célibataire, préparateur en pharmacie et demeurait à Vizille (Isère), rue Carnot.
Auguste Floxoli s’engagea dans le mouvement Combat. Il fonda un groupe franc à Vizille à la fin de l’année 1941 ou en 1942.
Rattaché au secteur 1 de l’AS-Isère (Oisans), ses services sont homologués à partir du 1er janvier 1943.
Auguste Floxoli, alias Gaston ou Sorrel, fut arrêté à trois reprises et réussit à chaque fois à s’évader.
Le 23 juin 1944, il fut appréhendé par la Gestapo. Il fut transféré à Lyon (Rhône) et interné à la prison de Montluc.
Le 12 juillet 1944, Auguste Floxoli fut extrait de Montluc avec vingt-et-un autres détenus. Les vingt-deux prisonniers furent conduits à Genas (Isère, Rhône) dans un camion escorté par deux voitures noires. Ils arrivèrent vers 19 heures au lieu-dit Bouvaret. Des soldats allemands les firent descendre du camion et tirèrent plusieurs rafales de mitraillettes, fauchant vingt hommes. Les deux derniers détenus tentèrent de s’enfuir en traversant une haie et furent également exécutés. Les Allemands abandonnèrent les cadavres sur place et repartirent en direction de Lyon. Les victimes furent inhumées au cimetière de Genas.
Le corps d’Auguste Floxoli auquel fut attribué le numéro 19 fut décrit comme suit : « Veste grise, pantalon bleu-noir, chaussettes grises, souliers bas marrons, semelle cuir, mouchoir avec initiales J.V.. Aucune pièce d’identité ».
Enterré sous le n°19 à Genas, il fut identifié le 16 octobre 1944 par sa sœur et son frère.
Il fut homologué sous-lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur. Il obtint la mention « Mort pour la France » et le titre d’interné résistant.
Il fut décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 3 février 1960 paru au JO du 10 mars 1960.
Il fut élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur.
Son nom est gravé sur le monument commémoratif situé chemin des Fusillés à Genas, sur le monument aux morts de Vizille et sur le mémorial du maquis de l’Oisans à Livet-et-Gavet (Isère).
Voir la monographie du lieu d’exécution
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 185238 et AC 21 P 450708 (nc). — SHD, Vincennes, GR 16 P 226669 (nc). — Arch. Dép. Rhône, 3808W483, 3460W2, 3460W4, 3335W22, 3335W14.— SHD, Vincennes, GP 19 P 38/3, p. 22 et 38/4, p. 5. — Pia Leonetti Carena, Les Italiens du Maquis, 1968.— Paul et Suzanne Silvestre, Chronique des maquis de l’Isère, 1943-1944, 1995.— Journal officiel de la République, lois et décrets, 29 juillet 1928.— Mémoire des Hommes.— Mémorial GenWeb. — Mémoire des hommes. — État civil

Jean-Sébastien Chorin, Jean-Luc Marquer

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