Né le 26 novembre 1915 à Buléon (Morbihan), exécuté le 13 juillet 1944à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan) ; chauffeur ; FFI.

Dans le cimetière de Locminé
Dans le cimetière de Locminé
Sur le monument des fusillés</br>du Fort Penthièvre
Sur le monument des fusillés
du Fort Penthièvre
Sur la plaque commémorative</br>apposée à l'entrée de la crypte</br>du Fort Penthièvre
Sur la plaque commémorative
apposée à l’entrée de la crypte
du Fort Penthièvre
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Antoine Éthoré était le fils de François Ethoré, cultivateur, et de Marie Julienne Le Guennec (ménagère). Il avait épousé Madeleine Cadoret et le couple était domicilié à Locminé (Morbihan), où Antoine Éthoré exerçait la profession de chauffeur.

Il rejoignit les Forces françaises de l’intérieur au sein de la 17e compagnie (dite compagnie de Locminé) du 1er Bataillon FFI (AS) du Morbihan commandé par Raymond Le Vigouroux [pseudonyme dans la Résistance : commandant Hervé]. Caporal, il avait la responsabilité d’un petit groupe de résistants. À la suite des obsèques de Jean Annic, commerçant qui ravitaillait le maquis et qui fut tué par une patrouille allemande, célébrées le 2 juillet 1944 en présence de nombreux jeunes résistants, des miliciens bretons rassemblèrent tous les hommes de Locminé de 16 à 60 ans. Après vérification d’identité, trente-cinq d’entre eux furent arrêtés, dont Antoine Ethoré. Détenu à l’école des filles de Locminé où siégeait le SD (Sicherheitsdienst-Service de sûreté de la SS), puis à la prison de Vannes (Morbihan), il fit partie des cinquante détenus conduits le 12 juillet 1944 au Fort Penthièvre, commune de Saint-Pierre-Quiberon, et exécutés le lendemain, deux par deux, les mains liées, après avoir été horriblement torturés.

L’acte de décès dressé en mairie de Saint-Pierre-Quiberon le 8 juin 1945 fait état de la découverte de son corps le 16 mai 1945, « fusillé au Fort-Penthièvre en Saint-Pierre-Quiberon, le décès paraissant remonter au 13 juillet 1944 ».

Antoine Éthoré a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre de Combattant volontaire de la Résistance (CVR) lui a été attribué à titre posthume en 1959 et la Médaille de la Résistance par décret du 2 février 1960, publié au JO du 7 février 1960.

Dans le Morbihan, le nom d’Antoine Éthoré est inscrit à Saint-Pierre-Quiberon sur le monument commémoratif du Fort Penthièvre et sur la plaque apposée à l’entrée du tunnel où les corps des suppliciés du 13 juillet 1944 ont été emmurés.
À Locminé, dont vingt-cinq habitants furent exécutés au Fort Penthièvre, il figure sur le monument aux morts et sur le monument érigé dans le cimetière communal où il est inhumé, « à la mémoire des enfants de Locminé martyrs de la Résistance ».
À Moréac, il figure sur la plaque dédiée à la « Cie de Locminé (17e Cie d’AS) » du monument de Porh-Le Gal.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 180 748. — SHD, Vincennes, GR 16 P 212292.— Arch. Dép., Morbihan, 1840 W 4, fonds ONACVG-56. — Ami entends-tu… Bulletin de liaison et d’information de l’ANACR, numéro 155, 3e trimestre 2011. — Jean-Étienne Picaut, " Un troisième tome sur Locminé ", Le Télégramme, 5 décembre 2012. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. Jean-Étienne Picaut, Locminé - La Maillette entre tourmente et espoir, tome 3, Histoire et Images, Liv’éditions, 2012. — Mémorial GenWeb. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Buléon (acte de naissance) ; Saint-Pierre-Quiberon (acte de décès) ; Locminé (transcription de l’acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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