Né le 25 juin 1924 à Cléguer (Morbihan), mort des suites de ses blessures le 3 mars 1944 à Plouay (Morbihan) ; chaudronnier ; membre du réseau Cohors-Asturies ; FFC.

Charles Ihuello
Charles Ihuello
SOURCE : Archives municipales de Lanester
Sur le monument de Poulmein en Baud
Sur le monument de Poulmein en Baud
Sur le monument aux morts de Lanester
Sur le monument aux morts de Lanester
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
<code>Charles Ihuello était le fils de Jean Louis Marie Ihuello, et de Marie Hélène Lavolé, ménagère, qui à sa naissance, étaient cultivateurs à Saint-Étienne en Cléguer (Morbihan). En 1944, ses parents étaient domiciliés à Plouay (Morbihan) et son père était ouvrier à l’Arsenal de Lorient (Morbihan). Célibataire, Charles Ihuello exerçait la profession de chaudronnier.

Il rejoignit en janvier 1944, le maquis implanté par le mouvement Service national Maquis dans le village de Poulmein, situé sur le territoire de la commune de Baud (Morbihan). Placé sous le commandement de Pierre Ferrand, ce maquis était hébergé dans la ferme d’Émile Le Labourer.

Le 10 février 1944, à la Croix de Crann, sur la route conduisant du village de Poulmein au bourg, quatre membres de ce maquis, armés de revolvers, Robert Couric, François Guyonvarch, Jules Le Sauce et Albert Rousseau, se trouvèrent face à un détachement allemand guidé par un dénonciateur. Ils réussirent à se dégager en abattant l’officier qui commandait ce détachement, le dénonciateur et plusieurs soldats, puis ils coururent donner l’alerte à Poulmein. Tandis que les maquisards se dispersaient, la ferme fut encerclée par des soldats géorgiens appartenant à une « unité de l’Est » armés par la Wehrmacht. Le fermier Émile Le Labourer fut attaché à un arbre et torturé à mort, sa ferme pillée et incendiée. Alphonse Bouler qui fournissait du bois au maquis fut abattu, de même que le maquisard Georges Lestréhan et le jeune Mathurin Henrio, âgé de 14 ans, qui a été fait Compagnon de la Libération et a reçu à titre posthume la Croix de guerre 1939-1945, le 20 novembre 1944.

Après l’attaque de la ferme d’Émile Le Labourer le 10 février 1944, Charles Ihuello fit partie d’un groupe de quatre maquisards du maquis de Poulmein qui parvinrent à échapper à l’encerclement et qui rejoignirent le maquis de Pluvigner (Morbihan). Ils reçurent pour mission de retourner à Poulmein pour y récupérer des armes. Dans la nuit du 2 au 3 mars 1944, ils furent surpris par une patrouille allemande à Sébrevet en Lanvaudan (Morbihan). Charles Ihuello et Louis Avry furent abattus. Louis Avry fut tué sur le coup. Charles Ihuello fut grièvement blessé et transportés dans la cour du couvent de Plouay (Morbihan) où il est décédé le même jour des suites de ses blessures.

Charles Ihuello est inhumé dans le cimetière de Plouay.
Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFC.

À Baud, le nom de Charles Ihuhello est inscrit sur le monument érigé dans le village de Poulmein.
Il figure aussi sur le monument aux morts de Lanester orthographié « Hiuello Charles ».
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 58 448. — SHD, Vincennes, GR 16 P 301087. — Arch. Dép., Morbihan, 1840 W 5, fonds ONACVG-56, et 41 J 9, fonds Roger Leroux. — Arch. Mun. Lanester. — Ami entends-tu… Bulletin de liaison et d’information de l’ANACR, numéros 70 (1er semestre 1989), 72 (2e semestre 1989), 108 (1er trimestre 1999), et 132 (1er trimestre 2005) et 144 (1er trimestre 2008). — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur-éditeur, Mayenne, 1978. — Kristian Hamon, Le Bezen Perrot : 1944, des nationalistes bretons sous l’uniforme allemand, Yoran Embanner, 2005 et Agents du Reich en Bretagne, Morlaix, Skol Vreizh, 2011. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — " Lieux mémoriels en Morbihan-Bubry ", dossier en ligne sur le site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Cléguer (acte de naissance) ; Plouay (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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