Né le 8 octobre 1924 à Auray (Morbihan), fusillé le 6 juillet 1944 à Berné (Morbihan), suite à une condamnation à mort ; FFI.

Francis Mostade
Francis Mostade
SOURCE : Musée de la Résistance nationale
À Plescop
À Plescop
Sur le monument aux morts</br> du bourg de Plescop
Sur le monument aux morts
du bourg de Plescop
Sur le monument aux morts </br>du cimetière de Plescop
Sur le monument aux morts
du cimetière de Plescop
Sur le mémorial des FFI à Auray
Sur le mémorial des FFI à Auray
Sur le monumernt des fusillés à Berné
Sur le monumernt des fusillés à Berné
Dans le Bois de Landordu en Berné
Dans le Bois de Landordu en Berné
Sur le monument aux morts de Larmor-Baden
Sur le monument aux morts de Larmor-Baden
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Francis Mostade était le fils de Léon Victor Antoine Joseph Mostade et de Madeleine Anastasie Joséphine Jouanno, domiciliés en 1924 en Belgique où ils étaient employés par la Haute Commission interalliée des Territoires Rhénans (HCITR). Célibataire, il était domicilié chez ses parents à Plescop (Morbihan).

Francis Mostade et son frère Yves Mostade rejoignirent les Forces française de l’intérieur au sein du 2e Bataillon FFI (ORA) du Morbihan, commandé par Yves Le Garrec [pseudonyme dans la Résistance : commandant Yves]. Ils participèrent aux combats du 18 juin 1944 à Saint-Marcel (Morbihan), lorsque le camp où étaient rassemblés de nombreux FFI armés et formés par les parachutistes de la France libre appartenant au 2e Régiment de chasseurs parachutistes ou 4e SAS (Special Air Service) fut attaqué en force par la Wehrmacht. FFI et SAS furent contraints de se replier et de se disperser. La Wehrmacht appuyée par de nombreux détachements de soldats russes, géorgiens et ukrainiens rassemblés dans les « unités de l’Est », les agents de l’Abwher (service de renseignements de la Wehrmacht) et du SD (Sicherheitsdienst, service de sûreté et de renseignements de la SS), ainsi que leurs auxiliaires français, les miliciens du Bezen Perrot et du Parti national breton français, se lancèrent dans une traque implacable des parachutistes SAS, des FFI - FTPF, de leurs dépôts d’armes, et de tous ceux qui les hébergeaient et les ravitaillaient. Rafles, arrestations, interrogatoires, tortures, et exécutions sans jugement de SAS et de résistants, incendies de fermes, pillages et massacres de civils se multiplièrent dans tout le département du Morbihan.
Francis Mostade et son frère Yves Mostade furent arrêtés le lendemain à Malestroit (Morbihan). Alors qu’Yves était emmené à Saint-Vincent-sur-Oust (Morbihan), Francis Mostade fut interné et torturé à l’école Sainte-Barbe du Faouët (Morbihan) où siégeait une cour martiale qui le condamna à mort de façon expéditive. Il fut exécuté avec quinze autres résistants le 6 juillet 1944 dans le bois de Landordu à Berné. Les corps furent enfouis dans une fosse.
Son décès n’ a été officiellement reconnu que le 15 mai 1945 par un jugement du tribunal civil de Pontivy, transcrit en mairie de Berné le 26 juillet 1945.

Francis Mostade a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI. Le titre d’Interné-résistant et de Combattant volontaire de la Résistance lui a été attribué à titre posthume en 1954, ainsi que la Médaille de la Résistance par décret du 25 février 1958, publié au JO du 18 mars 1958.

Dans le Morbihan, une croix de pierre a été érigée en 1947 par la commune de Berné sur le lieu de l’exécution dans le bois de Landordu]. Le nom de Francis Mostade est inscrit sur le monument élevé en 1957 au bord de la RN 782 à quelques 200 mètres du lieu d’exécution.
Il figure aussi à côté de celui de son frère Yves Mostade exécuté sommairement le 22 juin 1944 à Saint-Vincent-sur-Oust, sur le monument d’Auray dédié au 2e Bataillon FFI du Morbihan et sur le monument aux morts de Larmor-Baden.
À Plescop, où la rue qui longe le cimetière communal a été baptisée « Rue des frères Mostade », il est inscrit sur l’ancien monument aux morts qui se dresse dans le cimetière et sur le nouveau monument aux morts érigé sur la place du bourg.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 105 504. — SHD, Vincennes, GR 16 P 432919. — Arch. Dép. Morbihan, 41 J, fonds Roger Leroux, 46 et 47 (fusillés-déportés) et 1840 W 7 (fonds ONACVG-56). — " À Berné, le 14 juillet sur les lieux du supplice ", Ami entends-tu… Bulletin de liaison et d’information de l’ANACR , numéros 32 (1er semestre 1976) et 55 (2e semestre 1983). — " Le 6 juillet 1944, seize résistants étaient fusillés à Landordu ", Ouest-France, 6 juillet 2013. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945 , Joseph Floch imprimeur-éditeur, Mayenne, 1978. — Joseph Jégo, 1939-1945 Rage Action Tourmente au Pays de Lanvaux, Imprimerie La Limitrophe, 1991. — René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944. Gourin-Le Faouët-Guéméné et Morbihan-Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse-Bretagne-Quéven-Morbihan, 2013 — " Lieux mémoriels en Morbihan-Berné " et " 6 juillet 1944, Landordu ", dossiers en ligne sur le site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Berné (jugement déclaratif de décès rendu le 15 mai 1945 par le tribunal civil de Pontivy et transcrit en mairie de Berné le 26 juillet 1945)

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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