Né le 9 décembre 1922 à Laon (Aisne), abattu le 26 ou le 31 août 1944 à Boves (Somme) ; ingénieur dans l’aéronautique ; sous-lieutenant FTPF, 1ère compagnie ; FFI.

Fils d’Ernest Delamotte et de Julia Dromain, Marcel Delamotte était le frère de Christian Delamotte. Il était ingénieur aux établissements Pottez à Méaulte (Somme).
D’après l’AERI 80, « Marcel Delamotte arrive à Villers-Bretonneux lorsque son père Ernest y est nommé sous-chef de gare. Il obtient son diplôme d’ingénieur en 1942. Il est embauché à l’usine Potez de Méaulte.
Devenu membre du Front national et des FTPF, 1ère compagnie, sous le pseudonyme de « Georges Lambert », il devient rapidement sous-lieutenant. Il participe à la distribution de tracts et du journal clandestin Picardie Libre. Il récolte des fonds par la vente de bons de solidarité ou le vol de tickets de rationnement à la mairie de Moreuil. Il récupère aussi des armes et des munitions après parachutage.
Il participe également à de nombreux sabotages (à l’usine de Méaulte, à l’écluse de Lamotte-Brebière).
- Le 17 mai 1943, un train de marchandises déraille dans le secteur de Corbie.
- Le 19 septembre 1943, un autre train déraille à Glisy.
- le 17 mars 1944, c’est un train de permissionnaires allemands qui est visé à Heilly.
- Le 2 mai 1944, une mine anti-char est placée sur la voie ferrée Paris-Lille à Authuille.
- Le 10 juin 1944, il participe au sabotage d’un pylône de la centrale électrique de Ville-le-Marclet.
Arrêté le 1er août 1944, il est d’abord interné à la prison d’Abbeville avant d’être transféré à la citadelle d’Amiens puis fusillé, fin août, au bois de Gentelles ».
Membre des FTP, il fut arrêté à Abbeville (Somme) le 1er août 1944 et transféré dans la citadelle d’Amiens (Somme). Il fut ensuite transporté dans le bois de Gentelles (au bord de la route entre Amiens et Roye), sur le territoire de la commune de Boves, pour y être fusillé. Le 8 septembre 1944, les FFI retrouvèrent à cet endroit vingt-six corps dans un charnier, abattus en mai et août.
Homologué combattant FFI (GR 16 P 167676), Marcel Delamotte reçut la médaille militaire à titre posthume, ainsi que la médaille de la Résistance (décret du 14 janvier 1961, reporté dans le JO du 19). « Fusillé, exécuté », il fut reconnu « mort pour la France » (AC 21 P 115005), à titre militaire.
Son nom figure sur le monument aux morts de Villers-Bretonneux (Somme), sur des plaques commémoratives apposées dans la mairie et sur le monument aux morts du cimetière. On le retrouve également sur le monument du bois de Gentelles (avec vingt-deux autres patronymes sur les vingt-six victimes). Il existe une rue Marcel-Delamotte à Villers-Bretonneux.
Ses parents furent déportés et moururent dans les camps. Son frère Christian fut également déporté, mais put revenir.
Sources

SOURCES. SHD, dossiers adm. résistants. Liste des médaillés de la Résistance à titre posthume (ap. 1948). — DVD-Rom, La Résistance dans la Somme, Fondation pour la Résistance-AERI 80, 2018. — Sites Internet : Mémorial GenWeb ; Mémoire des hommes.

Iconographie
ICONOGRAPHIE : AERI 80

Frédéric Stévenot

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