Membre du maquis Bir Hakeim (AS), fusillé sommaire à Badaroux (Lozère) le 29 mai 1944

Ce fut Anna Rousseau, résistante (Combat, MUR, AS), professeure à Mende, secrétaire du CDL de la Lozère qui procéda à l’identification des victimes de la fusillade du 29 mai, comme elle l’a fait, aussi, pour celles des combats de La Parade au cours duquel périt son mari, un des lieutenant du « commandant Barot » (Jean Capel) chef du maquis Bir Hakeim.
À l’automne 1944, deux corps restaient à identifier. Anna Rousseau pensa que l’un des deux inconnus était Lucien Belnot, un maquisard originaire de l’Yonne et qui avait intégré le maquis Bir Hakeim. Mais le corps de ce dernier fut retrouvé dans le puits de Célas (Servas, Gard) où il avait été précipité après avoir reçu une balle dans la nuque comme les trente autres victimes des Waffen SS d’Alès (Gard) préalablement torturés au fort Vauban de cette ville. Parmi les trente et un corps retrouvés au puits de Célas, eux de deux résistants « retournés » afin d’éviter les tortures et ceux de deux collaborationnistes, Spada et Raynaud alias « Bretelle » soupçonnés d’avoir voulu donner des gages à la Résistance. C’était le cas du second, qui eut des contacts avec Capel chef de Bir Hakeim.
Bien que l’identité de Belnot eut été établie dès 1945, son nom figure sur le monument de la Tourette à Badaroux inauguré en 1948 où n’est mentionné qu’un seul fusillé inconnu.
Voir Badaroux, Ravin de la Tourette (29 mai 1944)
Sources

SOURCES : Ange Alvarez, P.C.F. — O.S. — F.N. – F.T.P.F. L’épopée patriotique des F.T.P.F. cévenols,, Nîmes, Lacour, 2007, 132 p. [pp. 121-124]. — Aimé Vielzeuf, Bloc-notes 44 (Dans le Gard en attendant la liberté), Nîmes, Lacour, 1994, 150 + 32 p. [pp.145-148, XXX-XXXII]. — Association pour des études sur la Résistance intérieure (AERI), Association départementale des Anciens de la Résistance de Lozère, ANACR Lozère, La Résistance en Lozère, CDROM, accompagné d’un livret, 27 p., Paris, 2006.

André Balent

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