Né le 9 janvier 1922 à Eymoutiers (Haute-Vienne), mort en action le 24 juillet 1944 (?) à Sussac (Haute-Vienne) ; ferblantier ; résistant FTPF.

Il était le fils d’Antoine Teyssier et de Marie Becette. Célibataire, il exerçait la profession de ferblantier quand il fut requis, vu sa classe d’âge, pour le STO. Au bout de neuf mois, il abandonna son chantier et revint dans sa région natale prendre le maquis. Il s’engagea le 6 novembre 1943 dans le maquis FTPF de Sussac sous les ordres du commandant « Fernand ». Au 6 juin 1944, Georges Guingouin commandait dans le secteur du Mont Gargan à la limite de la Haute-Vienne et de la Corrèze un ensemble d’unités FTPF auquel appartenait le maquis FTP de Sussac. La menace ainsi créée en particulier sur les axes de communication, amena l’État-major allemand avec le soutien des autorités de Vichy à organiser une opération de répression des maquis FTPF de la région. A partir des 9 et 10 juillet, arrivèrent en Limousin des unités de la brigade Jesser qui venaient de mener des opérations identiques dans le Puy-de-Dôme et le Cantal. Elles furent renforcées par des unités allemandes et miliciennes venues de Limoges, dans le but d’encercler le secteur du Mont Gargan. Georges Guingouin, bien que prévenu, ne put selon sa stratégie ordinaire de guérilla, éviter le combat et disperser ses forces. En effet, un parachutage massif d’armes devait avoir lieu en plein jour le 14 juillet sur la commune de Sussac (Haute-Vienne), et il fallait ensuite pouvoir évacuer et distribuer les armes et munitions attendues par les différents groupes de combat. Georges Guingouin dut donc accepter les combats pour retarder, sinon arrêter, les unités allemandes. A partir du 17 juillet de violents combats se déroulèrent dans le secteur du Mont Gargan qui entraînèrent de nombreuses pertes de part et d’autre. Marcel Teyssier qui participa à la bataille de Sussac du 17 au 24 juillet, fut tué peut-être le 24 juillet 1944 sur le territoire de la commune de Sussac. Une inconnue pèse toutefois sur les circonstances de son décès, car il fut au soir du 24 juillet porté disparu et son corps ne fut jamais retrouvé.
Il obtint la mention mort pour la France. Son nom figure à Eymoutiers sur la plaque commémorative 1939 – 1945 apposée sur un pilier de la halle, avec la mention : « La commune d’Eymoutiers à la mémoire de ses enfants victimes de la Guerre et de l’occupation ». Il figure aussi sur la stèle commémorative au bourg de Sussac, dédiée aux combattants de la Résistance victimes du nazisme.
Sources

SOURCES : ADIRP 87 — Arch. Dép. Haute-Vienne 986 W 543 — Dossier CVR 87 (cvr 17351) — SHD GR 16 P 566510 — SHD Caen AC 21 P 163368 — Georges Guingouin Quatre ans de lutte sur le sol limousin Ed. Hachette 1974 — Mémorial genweb — Mémoire des Hommes.

Bernard Pommaret, Michel Thébault.

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