Né le 2 février 1895 à Saint-Euphrône (Côte-d’Or), massacré à Massingy-lès-Vitteaux (Côte-d’Or) ; cultivateur ; tué en représailles ; victime civile.

Stèle commémorative à Massingy-lès-Vitteaux
Stèle commémorative à Massingy-lès-Vitteaux
Photo Jean-Louis Ponnavoy
Antonin Mias était le fils de Jules, fermier, âgé de 35 ans et de Claudine Perrot, sans profession, âgée de 33 ans. Il était ouvrier agricole à la ferme de ses parents, à la Grange-du-Cerf, à Saint-Euphrône.
Il fut incorporé le 19 décembre 1914 au 10e régiment d’infanterie avec lequel il fit la Grande Guerre. Il fut fait prisonnier au Bois-d’Ailly et emmené en captivité. Il fut rapatrié le 9 janvier 1919 et incorporé au 27e régiment d’infanterie le 18 mars 1919 puis au 95e régiment d’infanterie le 16 juin 1919. Il fut démobilisé le 16 septembre 1919 et se retira chez son père à Saint-Euphrône. Il se maria le 28 septembre 1920 à Marigny-le-Cahouët (Côte-d’Or) avec Marie-Louise Meugnot et s’installa comme cultivateur chez ses beaux-parents. Il résida à partir du 17 mai 1921 à Marigny-le-Cahouët puis le 14 août 1922 à Massingy-lès-Vitteaux, à la ferme de la Roche-d’Y dont il devint propriétaire le 2 mars 1925. Il eut trois enfants, Jean, Henri et Marie-Thérèse.
Le 23 août 1944, les troupes allemandes en retraite furent accrochées par le maquis. Ayant eu un tué et deux blessés pris dans une embuscade, les allemands investirent le 27 août au matin le village de Grosbois-en-Montagne (Côte-d’Or), soupçonné d’abriter des résistants. Ils rassemblèrent les hommes et en emmenèrent 32 comme otages en direction de Vitteaux. Quatre kilomètres plus loin, à Uncey-le-Franc 12 nouveau otages vinrent grossir la colonne. À la Roche-d’Y, des arbres abattus en travers de la route pour retarder les déplacements de l’ennemi freinèrent la colonne. Les prisonniers durent libérer le passage. Pendant ce temps la ferme fut pillée et incendiée et Antonin Mias et son commis de ferme François Jacob furent capturés et passés par les armes au bord de la route, au lieu-dit Révéry, à Massingy-lès-Vitteaux. Il était 10h00 du matin le 27 août 1944.
Antonin Mias obtint la mention "Mort pour la France" le 19 octobre 1945.
Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Euphrône et sur le monument aux morts et la stèle commémorative, à Massingy-lès-Vitteaux (Côte-d’Or)
Sources

SOURCES : Jean-Paul Boulère Grosbois-en-Montagne à l’heure allemande 27 août 1944.— Journal Le Bien Public du 13 août 2016.— Mémorial Genweb.— Recensements de population.— Registre matricule classe 1915.— État civil.

Jean-Louis Ponnavoy

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