Né le 18 octobre 1924 à Dijon (Côte-d’Or), massacré le 27 août 1944 à Pouillenay (Côte-d’Or) ; cultivateur ; victime civile.

René Bourgeois était le fils de Marguerite Louise Bourgeois, domestique, domiciliée à Auxonne (Côte-d’Or) et de père inconnu. Il fut mis en nourrice à Grosbois-en-Montagne (Côte-d’Or) dans la famille Bailly dont le père François était berger puis par la suite cantonnier. Il était célibataire et demeurait à Grosbois-en-Montagne où il exerçait le métier de cultivateur.
Le 23 août 1944, les troupes allemandes en retraite furent accrochées par le maquis. Ayant eu un tué et deux blessés pris dans une embuscade, les allemands investirent le 27 août au matin le village de Grosbois-en-Montagne (Côte-d’Or), soupçonné d’abriter des résistants. Ils rassemblèrent les hommes et en emmenèrent 32 comme otages dont René Bourgeois, en direction de Vitteaux. Quatre kilomètres plus loin, à Uncey-le-Franc douze nouveaux otages vinrent grossir la colonne. À la Roche-d’Y, des arbres abattus en travers de la route pour retarder les déplacements de l’ennemi freinèrent la colonne. Les prisonniers durent libérer le passage. Pendant ce temps la ferme fut pillée et incendiée et Antonin Mias et son commis de ferme François Jacob furent capturés et passés par les armes au bord de la route. Le groupe continua jusqu’au lieudit "Le Carrefour" sur la route d’Alise, à Pouillenay et en début d’après-midi les otages furent alignés contre un mur et comptés jusqu’à six, le sixième étant sorti du rang et fusillé. René Bourgeois fut exécuté avec cinq autres hommes à quinze heures.
Il obtint la mention "Mort pour la France" transcrite sur son acte de décès.
Son nom figure sur le monument commémoratif du carrefour D 905/D 9, à Pouillenay (Côte-d’Or).
Sources

SOURCES : Gilles Hennequin Résistance en Côte-d’Or.— Articles Journal "Le Bien Public" des 28 août 2001 et 3 septembre 2006.— État civil.

Jean-Louis Ponnavoy

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