Né le 21 août 1914 à Plumelec (Morbihan), exécuté sommairement le 13 juillet 1944 à Plumelin (Morbihan) ; agent d’assurances ; FFI.

Maurice Martin
Maurice Martin
SOURCE : René Le Guénic,
Morbihan, Mémorial de la Résistance
Sur le monument du Bréneuh en Plumelin
Sur le monument du Bréneuh en Plumelin
Sur le monument de la Résistance à Saint-Jean-Brévelay
Sur le monument de la Résistance à Saint-Jean-Brévelay
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
Sur le monument de Porh-Le Gal en Moréac
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Maurice Martin était le fils de Léon Julien Martin et d’Angélique Marie Josèphe Quenderff, domiciliés à Colpo (Morbihan), époux décédés. Célibataire, il exerçait la profession d’agent d’assurances à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan).

Engagé dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI), il fut arrêté avec son frère Armel Martin lors de la rafle du 9 juillet 1944 opérée à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan) par cinq à six cent soldats allemands, à la suite du meurtre de deux hommes de l’organisation Todt à Languidic (Morbihan). Les policiers du Sicherheitsdienst (SD-service de sécurité de la SS) de Locminé (Morbihan), qui disposaient d’une liste de noms, procédèrent à soixante-dix-sept arrestations. Maurice Martin fut incarcéré avec ses compagnons à Locminé (Morbihan) dans l’école publique qui servait de lieu de détention, d’interrogatoire et de torture. Le 13 juillet 1944, il fut emmené, avec Roland Brulé, Henri Cadieu, Émile Lanco, Laurent Lemaire et son jeune frère Armel Martin, par un groupe de soldats allemands et de miliciens bretons qui exécutèrent les six hommes dans la carrière du Bréneuh à Plumelin. Selon le témoignage du docteur Devau, Maurice Martin fut achevé, le crâne fracassé par une grosse pierre.

Maurice Martin a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Dans le Morbihan, les noms de Maurice Martin et d’Armel Martin sont inscrits sur le monument commémoratif érigé au Bréneuh en Plumelin sur le lieu de leur exécution, et sur le monument de la Résistance élevé à l’entrée du cimetière de Saint-Jean-Brévelay, où il est inhumé.
À Moréac, son nom est inscrit sur la plaque dédiée aux « Résistants isolés massacrés dans le secteur » du monument de Porh-Le Gal.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 81 915. — SHD, Vincennes, GR 16 P 398351. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — Joseph Jégo, 1939-1945 Rage Action Tourmente au Pays de Lanvaux (photo), Imprimerie La Limitrophe, 1991. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance (photo), Imprimerie Basse-Bretagne, Quéven, 2013. — Mémorial GenWeb — " Lieux mémoriels en Morbihan-Saint-Jean-Brévelay ", dossier en ligne sur le site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Plumelec (acte de naissance) ; Plumelin (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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