Né le 2 décembre 1925 à Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or), mort au combat le 15 juin 1944 à Arcenant (Côte-d’Or) ; jardinier ; JC puis FUJP ; maquisard FTPF compagnie Pierre-Semard.

Serge Boillereau était le fils de André, jardinier et de Marie Louise Derain, sans profession. Il demeurait à Nuits-Saint-Georges chez ses parents. Il était célibataire et exerçait la profession de jardinier.
Serge Boillereau était membre des Jeunesses communistes (JC) et il entra au Front patriotique de la jeunesse, constitué à l’automne 1943 et qui deviendra le Front uni de la jeunesse patriotique (FUJP). Avec Marcel Chauvenet qui le suivra au maquis d’Arcenant, il opéra des sabotages dans le secteur de Nuits-Saint-georges. Le 6 juin 1944 à Comblanchien, suite à l’annonce du débarquement allié, les responsables FTPF (Francs tireurs et partisans français) de Côte-d’Or décidèrent la constitution du maquis d’Arcenant avec 95 hommes sous le commandement de Maxime Salomon dit "Max". Les groupes FUJP rejoignirent le maquis qui venait de se constituer. Les maquisards se réfugièrent dans les grottes à flanc de montagne au-dessus du village d’Arcenant. Serge Boillereau fit partie du groupe des Chouettes commandé par André Rebillard. Le 15 juin vers 13h30, le maquis fut attaqué à partir de la route de Détain-Bruant par 20 à 40 miliciens, renforcés par une centaine de soldats allemands. André Rebillard tenta une sortie avec son groupe mais son FM s’enraya et il fut tué le premier. Serge Boillereau qui le suivait fut tué à son tour vers 15 heures dans la combe de la Serre au lieu-dit "En Sullerot" ainsi que Louis Evrard. Six résistants s’étaient repliés dans une grotte. Trois d’entre eux furent tués et trois autres blessés tandis que l’ennemi laissait 39 morts sur le terrain.
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 4 avril 1946. Il fut homologué à titre posthume comme soldat des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument commémoratif, à Arcenant (Côte-d’Or) et sur le monument aux morts, à Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or) .
Sources

SOURCES : Gilles Hennequin Résistance en Côte-d’Or, Dijon 1985, pages 59, 135 et 136.— Journal Le Bien Public Vingtième anniversaire du combat d’Arcenant, 1964.— Mémorial GenWeb.— État civil.

Jean-Louis Ponnavoy

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