Né le 5 juin 1904 à La Bachellerie (Dordogne), massacré le 30 mars 1944 à La Bachellerie ; sabotier, entrepreneur ; victime civile.

Moïse Laroche
Moïse Laroche
Crédit : Olivier Verdier
Permis de conduire de Moïse Laroche
Permis de conduire de Moïse Laroche
Crédit : Olivier Verdier
Fils d’un cordonnier, Moïse Laroche avait fait fortune dans l’industrie et le commerce. Il possédait dans son village une scierie et une saboterie.
Il fut l’une des nombreuses victimes de la division Brehmer en Dordogne.
Du 26 mars au 2 avril 1944, la division Brehmer, ou division B de l’initiale du patronyme de son chef, le général Brehmer, accompagnée par des éléments de la Sipo-SD et de la Brigade nord-africaine et bénéficiant de renseignements collectés par des délateurs, collaborationnistes ou non, et par l’administration de Vichy, traversa le département de la Dordogne, traquant les maquisards et massacrant des civils en représailles dans le cadre d’opérations de répression, mais aussi en conduisant une politique génocidaire à l’encontre des nombreux Juifs réfugiés dans le département ; les hommes furent abattus parce que juifs tandis qu’à de nombreuses reprises, les femmes et les enfants furent arrêtés, transférés à Drancy puis déportés vers les centres de mise à mort, Auschwitz-Birkenau principalement.
De retour dans son magasin de chaussures à Sarlat, Moïse Laroche fut victime du massacre perpétré à La Bachellerie le 30 mars 1944 par un détachement de la division Brehmer. Prénommé Moïse, il fut considéré par erreur comme Juif et abattu comme tel dans un groupe de dix hommes massacrés au lieu-dit la Genèbre.
Voir : Lieu de massacre : La Bachellerie et ses environs (Dordogne), 30-31 mars 1944
Sources

SOURCES : Paul Mons, La folie meurtrière de la division Brehmer, mars-avril 1944, Dordogne-Corrèze, Haute-Vienne, Brive-la-Gaillarde, Éditions Les Monédières, 2016, p. 127-130. — Guy Penaud, Les crimes de la division Brehmer, La traque des résistants et des juifs en Dordogne, Corrèze, Haute-Vienne (mars-avril 1944), Périgueux, Éditions La Lauze, 2004, p. 211-217, 404. — Notes et documents communiqués par Olivier Verdier.

Dominique Tantin

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