Né le 2 mai 1918 à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), tué au combat le 18 juin 1944 à Saint-Marcel (Morbihan) ; FFL - SAS.

Sur le monument aux morts 1939-1945 </br>de Sérent
Sur le monument aux morts 1939-1945
de Sérent
Sur le mémorial SAS de Plumelec
Sur le mémorial SAS de Plumelec
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Le mémorial international des SAS</br> à Sennecey-le-Grand
Le mémorial international des SAS
à Sennecey-le-Grand
SOURCE : Site 22sas12.over-blog.com
Louis Malbert était le fils de Louis Marie Malbert, capitaine au long cours, et de Louise Virginie Dalmard, sans profession.

Louis Malbert rallia les Forces françaises libres en juillet 1940 et fut intégré aux Forces navales françaises libres (FNFL) sous le matricule 3716 FN40. Muté dans l’infanterie de l’Air en janvier 1943, il fut breveté à Ringway et affecté au 2e régiment de chasseurs parachutistes (2ème RCP) ou 4e SAS (Special air service). La mission des SAS était de saboter les voies de communication et de rassembler, équiper, former, encadrer les maquis bretons, avec pour objectif d’empêcher ou au moins de retarder le transfert vers le front de Normandie des troupes allemandes stationnées en Bretagne.
Parachuté à la mi-juin dans le Morbihan, il rejoignit le camp de Saint-Marcel où des centaines de combattants appartenant aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) et aux Francs-tireurs et partisans français (FTPF) étaient rassemblés, armés et formés, et qui fut attaqué en force par la Wehrmacht.

Le dimanche 18 juin 1944 à l’aube, deux tractions-avant de la Feldgendarmerie de Ploërmel en patrouille franchirent le périmètre du camp et furent interceptées sur la route conduisant du bourg de Saint-Marcel au hameau de l’Abbaye en Bohal, au lieu-dit Les Hardys-Béhélec, où avait été installé un poste de sécurité composé de SAS et de FFI. Quatre Allemands furent tués, trois autres blessés et faits prisonniers, mais un feldgendarme parvint à prendre la fuite et à rejoindre la garnison allemande de Malestroit pour donner l’alerte. Une première attaque fut lancée à 9 heures du matin par la Wehrmacht dans le secteur de la ferme du Bois-Joli. Louis Malbert fut tué au cours de la 2e attaque lancée vers 10 heures du matin dans le secteur de Sainte-Geneviève en Saint-Marcel. Son corps fut ramené au PC de la ferme de la Nouette à Sérent.

Louis Malbert a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFL.

Dans le Morbihan, le nom de Louis Malbert est inscrit sur le monument aux morts 1939-1945 de Sérent et sur le mémorial des parachutistes de la France libre érigé près du moulin de La Grée à Plumelec.
Dans les Côtes-d’Armor, il est gravé sur le monument aux morts 1939-1945 de Saint-Quay-Portrieux.
En Saône-et-Loire, il figure sur le mémorial international des SAS à Sennecey-le-Grand.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 81 633. — SHD, Vincennes, GR 16 P 386455. — Roger Leroux, Le maquis de Saint-Marcel, éditions Ouest-France, 1981. — Patrick Andersen Bö et François Bertin, Le maquis de Saint-Marcel, éditions Ouest-France, 1998. — Site Internet FFL-SAS (photo) — Mémorial GenWeb — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan. — État-civil, Saint-Quay-Portrieux (acte de naissance).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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