Né le 12 février 1922 à Villers-le-Lac (Doubs), mort au combat le 18 juin 1944 à Sérent (Morbihan) ; FFL-SAS.

Sur le monument aux morts 1939-1945 </br>de Sérent
Sur le monument aux morts 1939-1945
de Sérent
Sur le mémorial SAS de Plumelec
Sur le mémorial SAS de Plumelec
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Le mémorial international des SAS</br>à Sennecey-le-Grand
Le mémorial international des SAS
à Sennecey-le-Grand
SOURCE : Site 22sas12.over-blog.com
Jean, « né de père et mère non dénommés », fut reconnu le 5 mai 1925 par sa mère, Marthe Aline Ferréoline Mollier. Célibataire, il était domicilié à Villers-au-Lac (Doubs).

Engagé dans la Marine à Lorient (Morbihan) en novembre 1939, Jean Mollier fut affecté aux Antilles. Il rallia les Forces françaises libres (FFL) en mai 1943 et rejoignit la Grande-Bretagne. Recruté dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) sous le matricule 36190, il fut affecté au 2e Régiment de chasseurs parachutistes (2e RCP).
Le soldat Jean Mollier fut parachuté le 10 juin 1944 à Duault (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) où les SAS implantèrent la base « Samwest » qui fut attaquée en force par la Wehrmact le 12 juin. Il fit partie SAS qui se replièrent et rejoignirent la base « Dingson » à Saint-Marcel (Morbihan), où de nombreux maquisards appartenant aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) et aux Francs-tireurs-et-partisans français (FTPF) furent rassemblés, armés, et formés.

Le dimanche 18 juin 1944 à l’aube, deux tractions-avant de la Feldgendarmerie de Ploërmel en patrouille franchirent le périmètre du camp et furent interceptées sur la route conduisant du bourg de Saint-Marcel au hameau de l’Abbaye en Bohal, au lieu-dit Les Hardys-Béhélec, où avait été installé un poste de sécurité composé de SAS et de FFI. Quatre Allemands furent tués, trois autres blessés et faits prisonniers, mais un feldgendarme parvint à prendre la fuite et à rejoindre la garnison allemande de Malestroit pour donner l’alerte. Durant toute la journée du 18 juin 1944, le camp de Saint-Marcel subit une attaque en force de la Wehrmacht au cours de laquelle Jean Mollier fut tué au combat près du village de La Petite Haie en Sérent.
L’acte de décès de Jean Mollier n’a été dressé en mairie de Sérent que le 29 octobre 1946.

Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFL.

Dans le Morbihan, le nom de Jean Mollier est inscrit sur le monument aux morts 1939-1945 de Sérent et sur le mémorial des parachutistes SAS de la France Libre érigé près du moulin de La Grée à Plumelec.
Dans le Doubs, il figure sur le monument aux morts de Villers-le-Lac.
En Saône-et-Loire, il est gravé sur le mémorial international des SAS à Sennecey-le-Grand.
Sources

SOURCES : SHD, Vincennes, Al 1Mi 28 556. — Site Internet FFL-SAS. — Mémorial GenWeb. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Villers-le-Lac (acte de naissance) ; Sérent (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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