Né le 3 janvier 1921 à Charrecey (Saône-et-Loire), exécuté sommairement le 8 mars 1944 à Saint-Martin-en-Bresse (Saône-et-Loire) ; rédacteur ; résistant des Forces ançaises de l’Intérieur (FFI).

Raymond Guillin était le fils de Gabriel et de Marie Delouhans. Il était célibataire et exerçait la profession de rédacteur général à Autun.
Il entra dans la Résistance au maquis de Brancion. Dès Janvier 1944, des groupes de résistants se formèrent dans les bois du hameau de La Madeleine et autour de l’étang « Timon ». Ils s’installèrent dans le château de Villargeaut (Saône-et-Loire). Un couple était soupçonné d’avoir trahi le maquis. Il fut abattu mais l’ennemi était déjà prévenu. Le maquis fut attaqué le 8 mars 1944, vers 22h30. Les soldats allemands accompagnés de miliciens encerclèrent le hameau. Un violent combat s’engagea en pleine nuit, sur les chemins, dans les champs, les bois. Quelques instants plus tard, la population fut regroupée devant le café de La Madeleine. Les fermes brûlaient et les flammes se propageaient. Les nazis chassèrent les familles vers le lieu-dit "le Gagne-Pain" tirant au hasard. Cela dura jusqu’à 2 heures du matin. Les camions repartirent en direction de Villargeault vers 3heures du matin.
Raymond Guillin fut tué dans la nuit du 8 au 9 mars vers minuit. Selon Mémorial Genweb il aurait été blessé et se serait donné la mort pour échapper à l’ennemi.
L’acte de décès dressé le 10 mars le décrivait ainsi : « inconnu du sexe masculin, âgé de vingt à vingt-cinq ans, taille un mètre soixante-cinq, cheveux châtains, yeux bleus, visage rasé, vêtu d’un pantalon noir à rayures, un veston vert, chemise kaki, blouse toile kaki, cache-nez, porte une bague d’aluminium à l’annulaire gauche, chaussé de bottes ».
Il fut identifié par jugement du Tribunal civil de Chalon-sur-Saône du 10 avril 1945.
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur son acte de décès le 26 avril 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif du hameau de La Madeleine (Saint-Martin-en-Bresse), édifié avec des pierres des maisons brûlées, sur le monument commémoratif des maquisards au col de Brancion, à Martailly-lès-Brancion (Saône-et-Loire) et sur le monument commémoratif des enfants de troupe, à Clavières (Cantal).
Sources

SOURCES : Divers internet Saint-Martin-en-Bresse : parcours historique de La Madeleine, Martailly-lès-Brancion-Morts aux guerres-Geneawiki, La Madeleine.— État civil (acte de décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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