Né le 19 novembre 1909 à Poitiers (Vienne), exécuté sommairement le 18 août 1944 à Migné-Auxances (Vienne) ; employé de commerce ; résistant FTPF, maquis Anatole.

Il était le fils de Fernand, Clément Fleury, conducteur aux tramways électriques à Poitiers, et de Camille Oudin. Il fit son service militaire d’avril 1932 à mars 1933 au 32ème Régiment d’Artillerie à Vincennes (fort de Charenton). Exerçant la profession d’employé de commerce, il se maria le 19 juin 1934 à Poitiers avec Jeanne, Marie, madeleine, Eugénie Prouteau. Il fut mobilisé en septembre 1939 affecté au dépôt d’artillerie n° 21. Il fut démobilisé après la défaite de la France et l’armistice, dès le 26 juin 1940.
Il s’engagea dans la résistance au moment du débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944. Il rejoignit un maquis FTPF, le maquis « Anatole » dépendant du groupement FTPF zone Sud secteur A, commandé par le Lieutenant-Colonel Robert Artaud alias « Amilcar ». Pierre Fleury ayant une expérience militaire y fut, vraisemblablement pour cette raison, nommé caporal-chef FFI. Ce maquis créé début mai 1944 s’était installé au sud-est de Gençay (Vienne) dans le secteur du Vigeant. Il mena dans ce secteur des attaques de harcèlement des forces allemandes sur les itinéraires partant de Poitiers vers l’est du département. A la mi-août, alors que la situation militaire de l’armée allemande sur le front de l’ouest se dégradait brutalement et que la Libération de Poitiers semblait proche, la direction des FFI donna l’ordre aux maquis de se rapprocher de Poitiers pour préparer son encerclement. Le maquis « Anatole » commandé par le lieutenant Choffat, arriva en périphérie de la ville de Poitiers sur la commune de Montamisé au château de la Roche de Bran dans l’après-midi du 15 août 1944. Dénoncés par un milicien, le maquis fut attaqué le soir même par une unité de la Kriegsmarine cantonnée aux carrières des Lourdines (Migné-Auxances). Six maquisards dont Pierre Fleury, furent faits prisonniers et conduits à Migné-Auxances où ils furent fusillés sommairement après avoir été torturés à une date imprécise, vraisemblablement le 18 août au moment de l’évacuation du site par les troupes allemandes.
Il obtint en novembre 1953 la mention mort pour la France et son nom est inscrit sur le monument commémoratif de Montamisé, à la Roche de Bran ainsi que sur le monument commémoratif de la carrière des Lourdines à Migné-Auxances.
Sources

SOURCES : site internet VRID (Vienne Résistance Internement Déportation) carte des maquis de la Vienne — Jean-François Liandier Hommage aux fusillés de La Roche de Bran, site internet, ville de Montamisé — Association Migné-Auxances Mémoires Migné-Auxances d’hier à aujourd’hui Ed. Mairie de Migné-Auxances 1999 — Mémoire des Hommes. — Mémorial genweb.

Michel Thébault

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