Né le 8 septembre 1927 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), fusillé par les Allemands le 23 août 1944 à Chamalières (Puy-de-Dôme) ; étudiant ; résistant au sein d’un corps franc de l’Armée Secrète, membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Fils de Jean et de Cécile Germaine, née Charbonné, employée de bureau, Serge Brousse était étudiant et habitait avec ses parents 11 rue Pascal à Clermont-Ferrand. Il était en 2ème année de préparation aux Arts et Métiers, rue Amédée Gasquet. La famille avait habitait Aydat (Puy-de-Dôme) auparavant.
Il rejoignit la Résistance au sein du 2ème Corps Francs du Puy-de-Dôme le 19 mars 1943 selon une fiche d’homologation de son grade d’Aspirant. Ce corps relevait de l’Armée Secrète, sous les ordres du capitaine Chabrol alias Jimmy. Il participa avec son unité à plusieurs coups de mains à Saint-Germain-Lembron, Aulnat, Clermont-ferrand, Pont-du-Château, Gannat (Allier).
Le matin du 23 août 1944, un groupe de FFI venant la veille du château de Cordès, près d’Orcival (Puy-de-Dôme), vient chargé du matériel à Chamalières au garage de la STAC pour le ramener à Murol. Le convoi se composait de cinq camions et camionnettes. Seul le dernier véhicule a pu être intercepté par les troupes allemandes omniprésentes dans les rues de Clermont-Ferrand et Chamalières.
Cinq jeunes volontaires des Forces françaises de l’intérieur sont arrêtés et conduits par les Allemands en salle des Missions africaines, rue des Galoubies à Chamalières où est cantonnée une compagnie du 95e Régiment SS. L’interrogatoire est très bref. Les cinq hommes sont fusillés sur le champ et enterrés sur l’ordre d’un officier. Serge Brousse, 17 ans, est le plus jeune des FFI fusillés.
Le même jour, vers 20 heures, les corps des cinq résistants furent déterrés et transportés à l’atelier de chargement de l’arsenal des Gravanches à Clermont-Ferrand où, selon le témoignage de trois sous-officiers allemands, ils ont été enterrés une seconde fois.
Il fut dans un premier temps et pour plusieurs années, considéré comme disparu.
Après de nombreuses recherches et fouilles demandées par les parents des victimes, les cinq corps furent exhumés le 3 mars 1949 en présence des familles et des autorités locales. Les obsèques furent célébrées le 7 mars 1949 en la cathédrale de Clermont-Ferrand. Une stèle a été érigée en leur mémoire à Chamalières où ils ont été fusillés. Son nom figure sur le monument de Rouillas-Bas et du Ponteix, à Aydat, ainsi que sur la plaque commémorative du square de la Jeune Résistance, à Clermont-Ferrand.
Il a été reconnu "Mort pour la France", homologué Interné Résistant (IR) pour la période du 23 au 24 août 1944 et forces françaises de l’intérieur (FFI) avec le grade d’Aspirant. La période d’homologation en tant que FFI va du 1er juin au 23 août 1944.
Il n’a pas de dossier aux Archives des Victimes des Conflits Contemporains, à Caen.
Il a reçu à titre posthume la carte de Combattant volontaire de la Résistance (CVR) en 1954. Il reçut aussi la Croix de guerre et la médaille militaire à titre posthume.
Sources

Source : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 205 : enquête pour crime de guerre aux Missions africaines à Chamalières .— SHD Vincennes, dossier de résistant de Serge Brousse : GR 16 P 93207 .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 2546 W 4160. Dossier nominatif d’attribution de la carte du combattant volontaire de la résistance à Serge Brousse .— "Chamalières : cinq résistants fusillés", Résistance d’Auvergne, n°171, septembre 2017 ; "Il est aujourd’hui le seul rescapé du convoi de la rue de Galoubies" ; La Montagne, 26 août 2013 .— MémorialGenweb.

Eric Panthou

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