Né le 25 janvier 1895 à Blanche-Eglise (Moselle annexée), massacré le 17 août 1944 à Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne) ; cultivateur ; victime civile.

Agriculteur à Vic-sur-Seille, il fut expulsé le 15 novembre 1940 avec plus de la moitié de son village de Moselle annexée dans le cadre du plan de colonisation par des Allemands des territoires francophones du département. Réfugié en Haute-Garonne, il fut arrêté le 27 juillet 1944 à Boulogne-sur-Gesse en représailles d’attaques commises par les maquisards et pour ses sentiments antiallemands.
Interné à Toulouse à la prison Saint-Michel, il en fut extrait avec 53 autres internés le 17 août 1944, deux jours avant la libération, emmené en camion en forêt de Buzet-sur-Tarn, à proximité du domaine de la Palmola. Les prisonniers furent conduits dans une grange, au lieu-dit « En Fournet ». Les Allemands mitraillèrent les prisonniers et mirent le feu, rendant les identifications difficiles. Ainsi, Hubert Fauconnier ne figure pas dans la liste des 19 identifiés.
Le lendemain, des Buzétois recueillirent les ossements qui furent enterrés dans trois cercueils au cimetière de la commune. D’autres sources indiquent qu’Hubert Fauconnier aurait pu mourir en déportation, mais son nom ne figure pas sur les listes des convois. Son nom figure sur le monument aux morts de Vic-sur-Seille, mais il est omis sur le monument commémoratif de Buzet-sur-Tarn.
Sources

SOURCES : AD Moselle 69J13, fonds Neigert. — Mémorialgenweb. —
François Verdier, Libération-Sud. — Mairie de Buzet-sur-Tarn. — FMD.

Philippe Wilmouth

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