Né le 22 mai 1907 à Cherveix-Cubas (Dordogne), exécuté sommairement le 17 août 1944 à Périgueux (Dordogne) ; manœuvre à la SNCF ; résistant.

Fils d’Élie et Élise Françoise David, époux de Marie Lucie Desmarton, Albert Jean Martin exerçait le métier de « manœuvre spécialisé à la S.N.C.F. », si l’on s’en réfère à son acte de décès ou de « fraiseur », si on fait référence à la plaque apposée à l’entrée de l’Atelier de la Voie de Chamiers.
Nous ignorons la date et les circonstances de son arrestation. Selon la délibération n°23 du conseil municipal, en date du 10 octobre 1945, Albert Martin « fut un résistant de la première heure » et « fut capturé par les Allemands, atrocement violenté et fusillé en 1944  ».
Il fait en effet partie des quatorze personnes qui passent, le 17 août 1944, devant le peloton d’exécution à la caserne Daumesnil. Il n’avait que 37 ans. C’est pourquoi, le 10 octobre 1945, la municipalité, entendant honorer sa mémoire, décide de « donner son nom à l’actuelle rue du Colombier  », dans le quartier Saint-Georges.
Sur le Mur des Fusillés figure l’inscription « J. Martin ». L’acte de décès fait état de Jean Martin et porte en marge plusieurs transcriptions : celle de « mort pour la France » est en date du 24 octobre 1944. Celle du 8 août 1949 fait état d’une ordonnance du tribunal civil de Périgueux, rendue le 5 juillet 1949, par laquelle « le tribunal ordonne que Martin sera prénommé Albert Jean ».
Une mention additive faite à Paris le 30 août 1957 et à Périgueux le 24 septembre de la même année rappelle que « le dénommé Martin était adjudant dans la Résistance intérieure française ».
Son nom (« Albert Martin, fraiseur  ») figure également sur la plaque apposée à l’entrée de l’atelier de la voie de Chamiers « à la mémoire des agents de la SNCF tués pour faits de guerre 1939-1945 ».
Il conviendra d’ajouter sa biographie au Mémorial des cheminots victimes de la répression publié en 2017.
Si vous disposez d’informations sur cette victime, merci de prendre contact avec le Maitron des Fusillés.


Voir Périgueux, Mur des Fusillés, Caserne Daumesnil, Rue du 5e Régiment de Chasseurs (5 juin-17 août 1944)
Sources

SOURCES : Arch. dép. Dordogne. — Archives privées de l’auteur. — Guy Penaud, Le Grand Livre de Périgueux, Périgueux, La Lauze, 2003. — Guy Penaud, Histoire de la Résistance en Périgord, Bordeaux, Éditions Sud-Ouest, 2013. — état civil.

Jean-Paul Bedoin

Version imprimable