Pierre Martin était le fils de Louis Martin et de Marie Grimaud, cultivateurs. Célibataire, il était en 1944 domicilié à Asnois, commune du sud de la Vienne à la frontière de la Charente. Il y exerçait avec ses parents, la profession d’agriculteur. Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit dans le secteur de Joussé (Vienne), le maquis Renard de l’AS (secteur D du sud du département de la Vienne, maquis également connu sous l’appellation D3). Ce maquis fut à l’initiative de l’attaque, le 13 août 1944, de la garnison allemande du haras de
Champagné-Saint-Hilaire. En août 1944, la situation militaire de l’armée allemande sur le front de l’ouest se dégrada brutalement et l’État-major allemand, en prévision d’un repli devenu prévisible (l’ordre de repli général fut donné le 19 août aux unités allemandes stationnées dans le sud-ouest) ordonna l’évacuation des petites garnisons du sud du département de la Vienne et leur regroupement sur les grands axes de circulation. La préparation du retrait de la garnison installée au haras de Champagné-Saint-Hilaire n’échappa pas à la Résistance. Mais l’attaque se trouva confrontée à une très forte résistance de la garnison allemande, dégagée dans la journée par des renforts venus de Poitiers. Selon le récit établi par Louis Vibrac (op. cit.), « le 13 août, il fait partie du groupe Bernuchon qui attaque la villa par la route de Vivonne. Il porte un fusil-mitrailleur, mais celui-ci s’enraie et de tireur, il devient une cible. Le fusil mitrailleur allemand le blesse à mort ».
Il obtint la mention mort pour la France le 17 avril 1945 et fut homologué FFI. Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Asnois (Vienne). Il est également inscrit sur un monument installé après la guerre à Champagné-Saint-Hilaire, sur le lieu de l’affrontement pour commémorer la mémoire des résistants morts au combat.