Né le 15 mai 1896 à Soultz (Haut-Rhin), mort en prison le 8 octobre 1944 à Hohenasperg (Allemagne, Bade-Wurtemberg) ; officier de réserve ; ingénieur-électricien ; membre d’un réseau d’évasion et résistant de l’armée des volontaires.

Georges Werle était officier de réserve de l’armée française et ingénieur-électricien. Il était domicilié à Strasbourg n 1940. Il fut approché par René Mengus qui avait créé un groupe de résistants en contact avec des membres de l’organisation "Bareiss" et des filières d’évasion "Brecheisen-Deiber-Seger" qui lui demanda de prendre contact avec des amis officiers de réserve de la région de Colmar afin de constituer un réseau d’évasion de prisonniers de guerre. Il dépendait de l’organisation de résistance de l’Armée volontaire depuis 1941. Georges Werle fut arrêté le 6 février 1943 avec le reste du groupe et transféré à la prison d’Offenburg (Allemagne, Bade-Wurtemberg). Le dossier de la liste des affaires n° 178 du 12 mai 1943 comprenant dix accusés fut transmis au Tribunal de guerre du Reich qui le retourna le 15 maii au Volksgerichtshof (Tribunal du peuple). Georges Werle fut jugé à Strasbourg par le tribunal le 16 juillet 1943 et condamné à mort. Il fut incarcéré au pénitencier de Ludwigsbourg (Bade-Wurtemberg) et puis transféré le 24 mai à la forteresse de Hohenasperg (Bade-Wurtemberg) où il décéda le 8 octobre 1944 dans des circonstances qui n’ont pas être précisées.
Il obtint la « Mort en déportation » par arrêté du 21 mars 2002.
Il fut homologué comme appartenant à la Résistance intérieure française (RIF) avec le grade de capitaine et reçut le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR).
Son nom figure dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. tome 3.
Sources

SOURCES : Auguste Gerhards, Tribunal de guerre du IIIe Reich, éd. du Cherche midi, Paris 2014.— Musée de la Résistance 1940-1945 en ligne.— Mémorial Genweb.

Version imprimable