Né le 24 septembre 1912 à Vaux (Moselle annexée), massacré le 5 août 1944 à Le Teil (Ardèche) ; cheminot ; victime civile.

Stèle commémorative
Stèle commémorative
Crédit : Mémorialgenweb/R. Senèque
Marié, père de trois enfants, il fut certainement expulsé en novembre 1940 par les Allemands de Vaux, village francophone dans la banlieue messine. Il se réfugia avec sa famille en Ardèche. Il était manœuvre SNCF à Le Teil où il habitait.
Le 22 juillet 1944, le maquis fit sauter des michelines sur le faisceau pair de la gare de Le Teil. Un gendarme qui se trouvait à proximité fut aussitôt exécuté en représailles par les Allemands venus constater les dégâts. Pour le venger, le maquis captura deux Allemands deux ou trois jours plus tard. Le 5 août 1944, la troupe allemande accompagnée de policiers de la Sipo-SD et de miliciens organisa une rafle à Le Teil et tira à vue dans les rues. Vers 21h30, André Willaume voulait fermer les volets de son domicile. Un soldat allemand le vit et tira une rafale de mitraillette dans l’embrasure. André Willaume mourut sur le coup. Deux autres habitants de Le Teil sont fusillés quelques minutes plus tard.
La mention « Mort pour la France » lui est décernée en 1947. Son nom figure sur la plaque commémorative des agents SCNF tués par faits de guerre dans le hall de la gare de Le Teil, sur la plaque commémorative dans le couloir de la gare de Nîmes (Gard), siège de l’arrondissement de la SNCF et sur les monuments aux morts de Vaux et de Le Teil.
Sources

SOURCES : SNCF CXXIV.13.5 118LM095/2. — SHD-AVCC Caen, dossier statut 21 P408796. — Thomas Fontaine (sous la dir.), Cheminots victimes de la répression 1940-1945, Paris, Perrin/SNCF, 2017, p. 1504.

Hervé Barthélémy, Clément Gosselin

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