Né le 7 septembre 1913 à Censerey (Côte-d’Or), mort au combat le 5 septembre 1944 à Thoisy-la-Berchère (Côte-d’Or) ; négociant ; résistant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Antoine Barbieri, d’origine italienne, « Français par naturalisation », était le fils d’Alexandre, marchand forain et de Judita Bazzali, sans profession, domiciliés au hameau de Reuillon, à Censerey (Côte-d’Or). Selon la mention marginale portée sur son acte de naissance, il se maria le 24 juin 1937 à Dijon avec Marthe Germaine Lucienne Chauveau mais la consultation des actes de mariages de la commune de Dijon révèle que la personne épousée par cette dernière ne serait pas Antoine Barbieri. Il était père de trois enfants.
Il entra dans la Résistance dès la première heure et fut volontaire pour les missions dangereuses. En janvier 1942, il pratiquait la résistance individuelle notamment par la vente de billets au profit des réfractaires, puis en novembre 1943, il se mit au service du Front national en distribuant La Bourgogne combattante. Il fut agent de liaison du maquis de Missery. Le 9 juillet 1944, il rejoignit le maquis Bayard où il fut nommé aspirant le 3 septembre. Il commandait une section FFI, à la tête de laquelle il trouva la mort le 5 septembre 1944 à 17h30, dans un engagement avec l’ennemi, au guidon de Thoisy, à Thoisy-la-Berchère.(au Saller écart de Saint-Martin-de-la-Mer d’après son dossier SHD).
Un acte de décès a été dressé dans la commune de Saint-Martin-de-la-Mer le 7 septembre 1944. Il a été reconnu Mort pour la France.
La mairie de Thoisy-la-Berchère ne possède pas d’acte de décès dans ses registres.
Il fut homologué au grade d’aspirant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Son nom figure avec l’orthographe Barbiéry, sur la stèle à sa mémoire érigée au carrefour de la D 906 et de la D 977, à Thoisy-la-Berchère (Côte-d’Or). On peut aussi le lire sur le monument aux morts de Barrettali (Corse).
Sa femme Odette née Bourcet fut institutrice en Côte-d’Or à Vic-sur-Thil , à Mantot puis à Dijon en 1951
Sources

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 32175 (notes Annie Pennetier). — Nombreux articles commémoratifs du journal "Le Bien Public".— Musée de la Résistance en ligne.— Sites Internet : Mémorial Genweb ; Les Corses morts pendant la deuxième guerre mondiale (notes Frédéric Stévenot). — État civil (acte de naissance et décès).

Jean-Louis Ponnavoy

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