Né le 5 mai 1905 à La Haye-Fouassière (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), abattu le 14 août 1944 à La Haye-Fouassière ; cultivateur ; victime civile.

Léon Batard était le fils d’un couple de cultivateurs, Léon Batard et Jeanne Marie Emeriaux, décédée à la mort de son fils. Léon Batard également cultivateur, se maria le 31 août 1931 à Philomène Massé, le couple eut trois garçons, le troisième Marc ne connut pas son père.
Prisonnier de guerre, il revint de captivité le 15 octobre 1943 à La Haye-Fouassière, au sud de la Loire.
Le 14 août 1944, de nombreux camions de soldats allemands venant de Nantes et se dirigeant vers Clisson circulaient sur la route nationale à proximité de sa maison. Alors qu’il ramassait de l’herbe dans une vigne avec ses deux enfants âgés de 8 et 10 ans, un groupe de soldats descendit du camion et lui tira en pleine tête le tuant sur le coup. L’heure du couvre-feu 21h approchait. Le forgeron Bochereau de Haute-Goulaine en fut témoin depuis le camion allemand qui se dirigea ensuite vers le château Hallay à La Haye-Fouassière où les soldats passèrent la nuit et d’où il fut libéré le lendemain.
Léon Batard a été inhumé à La Haye-Fouassière.
Reconnu « Mort pour la France » le 16 février 1945, le statut d’Interné politique IP lui a été refusé le 30 septembre 1955.
Le monument aux morts ne comporte aucun nom de victime de la seconde guerre mondiale.
Sources

SOURCES : AVCC Caen, 21 P 309899, 21 P 703791 . — Jean-Pierre Sauvage, Xavier Trochu, Mémorial des victimes de la persécution allemande en Loire-Inférieure 1940-1945, 2001, p. 28. — Mémorial GenWeb.

Annie Pennetier

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