Né le 30 mars 1882 à Soissons (Aisne), massacré le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) ; vétérinaire militaire à la retraite ; victime civile.

Hôtel - Restaurant Avril, Oradour-sur-Glane
Hôtel - Restaurant Avril, Oradour-sur-Glane
crédit : Isabel Val Viga
Hôtel - Restaurant Avril, Oradour-sur-Glane
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crédit : Isabel Val Viga
Hôtel - Restaurant Avril, Oradour-sur-Glane
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crédit : Isabel Val Viga
Henri Santanbien était le fils de Xavier Pierre Louis (né le 14 avril 1841, à Bouffignereux, Aisne et décédé le 13 juillet 1918, à Puiseaux, Loiret), et de son épouse Augustine Marie Hatté (née le 8 décembre 1849, à Reims et décédée le 12 juillet 1925, à Meaux, Seine-et-Marne), marchands épiciers. Ses parents s’étaient mariés le 23 février 1870 à Reims.
Henri Santanbien naquit au n° 2 de la rue des Trois-Rois à Reims.
Il était le cadet d’une fatrie de trois enfants, Victor Edmond (né le 5 mars 1872), Marie Aline (née le 16 juin 1879) épouse de Maurice Fernand Lefèvre, nés à Soissons (Aisne).
Le 24 avril 1911 à Villers-Franqueux (Marne), il épousa Madeleine Marie Legros* (née le 3 février 1886, à Reims).
Diplômé de l’école vétérinaire de Lyon en 1905 et de Saumur en 1906, Henri Santanbien fut vétérinaire commandant d’active. Admis à la retraite en 1938.
Il s’était réfugié avec son épouse à l’Hôtel Avril à Oradour-sur-Glane.
Le 10 juin 1944, son neveu Pierre Édouard Legros* étudiant vétérinaire, était venu leur rendre visite à l’Hôtel Avril.
« Les facilités de ravitaillement dans cette commune campagnarde avaient incité des citadins à s’établir au Bourg. (…) D’autres de condition aisée, s’étaient installés à demeure dans les Hôtels du Bourg. (…) Parmi les pensionnaires de l’Hôtel Avril, (…) La rigueur courtoise et l’allure ’’vieille France’’ d’Henri Santanbien*, commandant vétérinaire réfugié de Soissons avec sa femme Madeleine* et son neveu*, s’accompagnait curieusement de l’ai bourru qui convenait à un vieil officier. (...) »
Il fut victime du massacre perpétré par les SS du 1er bataillon du 4e régiment Der Führer de la 2e SS-Panzerdivision Das Reich, mitraillé puis brûlé avec son neveu dans l’une des six granges dans lesquelles les hommes furent massacrés. Son épouse fut brûlée dans l’église avec l’ensemble des femmes et des enfants d’Oradour-sur-Glane.
Henri Santanbien obtint la mention « Mort pour la France » par jugement du tribunal de Rochechouart du 10 juillet 1945.
Son nom figure sur le monument commémoratif des martyrs du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane, et sur la plaque commémorative de la Maison des vétérinaires à Paris, 10 place Léon-Blum (XIe arr.).
Voir Oradour-sur-Glane
Sources

SOURCES : Liste des victimes, Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane. — Guy Pauchou, Dr Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d’épouvante, Limoges, Lavauzelle, 1967, liste des victimes, pp. 138-194. — Mémorial GenWeb. — Base Léonore, Légion d’honneur (dossier 19800035/841/96185, non encore communicable). État civil de l’Aisne et de la Marne, actes de naissances, mariages, décès. — Marielle Larriaga, Oradour-sur-Glane,10 juin 1944, éditions des traboules (p58).

Frédéric Stévenot, Isabel Val Viga

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