Né le 18 octobre 1892 à Rogny (Aisne), mort le 1er septembre 1944 à Erloy (Aisne) ; charpentier ; marié, deux enfants ; résistant ORA (groupe C)

Fils de Prudent Alfred Delore, trente et un an, domestique demeurant à Rogny, et d’Arthémise Massier, son épouse âgée de vingt-et-un ans, Alfred Delore se maria à Guise le 8 novembre 1919, avec Yvonne Marcelle Lécuyer. Il divorça par jugement du tribunal de Vervins du 27 novembre 1925. Il se remaria le 17 novembre 1934, toujours à Guise, avec Mathilde Marie Vasseur.
Alfred Delore fut incorporé le 10 octobre 1913 au 45e régiment d’infanterie, et fut donc mobilisé le 2 août 1914, jusqu’au 20 mai 1919.
Affecté à la 21e section d’infirmiers le 30 juin 1914, il passa ensuite à la 20e le le 1er juin 1917. Entre temps, il était promu soldat de 1ère classe le 11 janvier 1915
Il fut placé en sursis d’appel jusqu’au 25 juillet 1919, chez lui, à Guise, comme charpentier.
Alfred Delore changea fréquemment de domicile. Le 3 octobre 1923, il résidait à Villers-lès-Guise (Aisne). Le 20 août 1924, il est à Monceau-sur-oise (Aisne). Le 29 août 1925, on le trouve à Croissy (Seine), à l’hôtel Picard, boulevard de la Mairie. IL est de retour à Guise, au 9 rue de Vervins, le 29 janvier 1926. Il déménagea dans la cité Chassaigne, rue Sadi-Carnot (25/1/1935), qu’il quitte pour le plateau des Coutures (28/1/1938). Le 2 juin 1940, il est à Bordeaux, au n° 45 de la rue Borie. Il réussit à rentrer à Guise par la suite.
Alfred Delore servit dans les FFI (ORA) du 25 août au 1er septembre 1944. Comme son fils Marcel, il fut tué ce jour-là d’une balle dans la tête par les Allemands, alors qu’il se rendait au maquis d’Erloy. Le 18 novembre 1944, une enquête pour crime de guerre fut ouverte contre le détachement allemand, qui fut confiée à la 21e brigade régionale de police judiciaire de Saint-Quentin (Aisne).
Reconnu « mort pour la France » (AC 21 P 116114) à titre militaire, il fut homologué FFI (GR 16 P 171548). Alfred Delore avait été décoré de la médaille coloniale, avec agrafe « Maroc », par décret du 30 juillet 1915.
Son nom figure sur le monument aux morts et le monument commémoratif FFI d’Erloy, ainsi que sur le monument aux morts de Guise.
Sources

SOURCES. Arch. dép. Aisne, dossier 15205/4018 : crimes de guerre commis dans le département de l’Aisne, 1944-1949. Registre matricules de Saint-Quentin, 21 R 193, 1912. — Sites Internet : Mémorial GenWeb ; Mémoire des hommes ; SHD, dossier adm. des résistants ; Généalogie Aisne. — État civil de Rogny, 5 Mi 1659.

Frédéric Stévenot

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