Né le 9 juin 1906 à Tréboul (Finistère) , tué par des soldats allemands à Ty-Blaise en Lennon (Finistère) le 5 août 1944 ; chaudronnier ; victime civile.

Fils de Jean Plouhinec et de Annettte Chorlay, Jean Plouhinec était marié à Marie Caroff. Il exerçait le métier de chaudronnier. Il quitta son domicile de Nantes (Loire-Inférieure) pour aller se réfugier à Ty-Blaise en Lennon (Finistère), commune située entre Pleyben et Châteauneuf-du-Faou, dans une baraque située derrière la scierie de Mr Vigouroux apparenté à sa famille.
Le 5 août 1944, les troupes allemandes en déroute devant l’avance américaine et harcelées par les résistants tiraient de tous côtés des balles explosives "doum-doum". Jean Plouhinec alerté par le bruit se rapprocha de la route nationale 164 et fut fauché. Un voisin Gilles Le Lay resté à son domicile malgré les consignes de la Résistance d’évacuer les habitations situées à moins de 400m de la route fut également tué alors qu’il tentait de fuir par l’arrière de sa maison.
Le lendemain à onze heures, Romain Miossec, menuisier, déclara le décès de Jean Plouhinec après la découverte de son corps gisant dans un fossé.
Il a été reconnu Mort pour la France.
Au cimetière de La Chauvinière à Nantes, il y a une tombe de Jean Plouhinec avec l’inscription « fusillé par les Allemands le 5 août 1944 à l’âge de 33 ans » au lieu de 38 ans.
Une confusion semble s’être installée avec le cheminot Jean Plouhinec, né le 30 mars 1907 à Pouldavid-sur-Mer (Douarnenez), tué en service au cours d’un bombardement aérien allié sur Saint-Nazaire le 9 novembre 1942, et inscrit sur la liste des victimes sous le nom de Le Plouhinec.
Sources

SOURCES : Jean-Pierre Sauvage, Xavier Trochu, Mémorial des victimes de la persécution allemande en Loire-Inférieure 1940-1945, Nantes, 2001. — Article de Raymond Maudire « Ty-Blaise le 5 août 1944 » et acte de décès communiqués par la mairie de Lennon à Carlos Fernandez, janvier 2019.

Annie Pennetier, Carlos Fernandez

Version imprimable