Né le 27 juillet 1889 à Paris XXe arr, mort suite à son internement le 6 mars 1941 au Croisic (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; marin, retraité chauffeur de route SNCF

Fils de Eugène Besnier, sellier, 42 ans et Julie marie Louise Huard, ménagère 25 ans. marié à Elise Jouan le 10 octobre 1913 à Nantes ; le couple était domicilié 5 rue Alsace-Lorraine, Pont-Rousseau Nantes. Ancien combattant blessé à Bischoote (Belgique) versé dans les contre sous-marin , Gabriel Besnier fit 12 ans de Marine nationale en tant que quartier maître de manœuvre. Il rentra aux chemins de fer, malade depuis 14 ans d’une mauvaise laryngite, il fut a été à la retraite et reçut la médaille d’honneur du ministère des travaux publics . Soupçonné de liens avec le parti communiste clandestin, la gendarmerie française l’arrêta à son domicile,le 17 février 1941, à 6 heures du matin alors qu’il était alité pour cause de maladie pulmonaire grave. Incarcéré à la Maison d’arrêt de Nantes puis interné au centre de séjour surveillé du Croisic, la demande d’hospitalisation de sa femme préoccupée par son état de santé ne reçut pas d’avis favorable, il mourut en détention deux jours plus tard.
Sa femme écrivit le 12 mars au préfet indiquant qu’il n’était pas communiste, qu’elle était sans ressource avec sa fille âgée de 19 ans au chômage.
Un tract communiste de mars 1941 à propos de la mort de Gabriel Besnier titrait :« DUPARD, vichyssois, degaulliste, hitlérien et ASSASSIN »
« Ouvrier honnête, ni militant, ni communiste, l’assassin Dupard l’a fait emprisonner le 17 février. Monsieur Assassin DUPARD doit être satisfait, ses maîtres de Vichy, de Londres et de Berlin également.[ ..]
Il sera vengé . »
Le titre d’Interné politique lui a été reconnu en janvier 1963 et la mention Mort pour la France le 2 juin 1982.
Son nom est gravé sur le monument « A la mémoire des agents SNCF résistants, Arrondissements de Nantes » en gare de Nantes.
Sources

SOURCES : Jean-Pierre Sauvage, Xavier Trochu, Mémorial des victimes de la persécution allemande en Loire-Inférieure 1940-1945, 2001. — Arch. Dép. Loire-Atlantique, 305 J, fonds Sauvage-Trochu, Tract mars 1941, 1694W (dossier R. Ballanger). — Thomas Fontaine, Cheminots victimes de la répression, 1940-1945, Mémorial, Perrin/SNCF, 2017.

Annie Pennetier

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