Né le 9 septembre 1909 à Cours-la-Ville (Rhône), exécuté sommairement le 27 décembre à Saint-Jean-en-Val (Puy-de-Dôme) ; ouvrier Michelin ; membre du Parti communiste (PCF) et de la CGT ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP), Membre des Brigades Internationales pour l’Espagne républicaine.

Portrait de Raymond Aurousset
Fils de Claudis et de Claudia, née Guillaume, Raymond Aurousset s’est marié en août 1937 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) avec Valentine Monnier. Il était ouvrier au service RG chez Michelin et habitait cette commune. Il eut un enfant.
Membre du Parti communiste et de la CGT Michelin, il partit combattre au sein des Brigades Internationales pour l’Espagne Républicaine.
Entré dans la résistance, il a appartenu à la 1103e compagnie FTP, au camp Gabriel-Péri, en Combrailles, avec comme nom de guerre "Frédo". Avec le grade d’adjudant-chef, il est devenu Chef de détachement.
Il a été tué avec quatre aux camarades au cours d’un accrochage avec les troupes allemandes sur le village de Sarpoil. Ils étaient dans le véhicule de tête, une ambulance, d’un convoi du maquis, intercepté par un barrage allemand. Après avoir été arrêtés, et après un accrochage avec le reste des maquisards qui avaient sauté de leur camion, les Allemands fusillèrent les trois résistants descendus de l’ambulance, Raymond Aurousset, Jean Guillaume et Paul Langlois quand le quatrième, resté caché, mourut brûlé dans le véhicule incendié. Selon son épouse, il aurait tué par balles mais aussi par armes blanches. Un article en son hommage paru en septembre 1944 dans le quotidien du Front National, le présente comme achevé par les Allemands après avoir été blessé et transporté dans un café.
Il a été homologué FFI, Mort pour la France, tué à l’ennemi avec une durée de service homologuée du 8 septembre au 27 décembre 1943. En 1968, il reçut à titre posthume la carte de Combattant volontaire de la résistance (CVR).
Une cérémonie en son honneur fut organisée le 2 septembre 1944 au cimetière des Carmes à Clermont-Ferrand.
Une rue porte son nom à Clermont-Ferrand et son nom figure sur la stèle commémorative de Saint-Jean-en-Val (Puy-de-Dôme). Son nom a également été donné à une cellule du PCF de la section Ville à Clermont-Ferrand début 1945.
Sources

SOURCES : AVCC dossier AC 21 P 10744 (non consulté) .— SHD Vincennes, dossier GR 16 P 23641 (non consulté) .— SHD Vincennes, dossier 19 P 63/5 : Liste des membres de la formation Gabriel Péri ou 12e Bataillon comprenant 1103e, 1104e, 1105e et 1106e compagnie FTPF du Puy-de-Dôme .— SHD Vincennes, 19 P 63/5 : état des morts ayant appartenu au Camp Gabriel-Péri .— SHD Vincennes, 19 P 63/5 : état nominatif des cadres ayant appartenu au Camp Gabriel Péri ou 1103e Compagnie FTPF, signé Commandant Delmas, dit Lucien, 21 novembre 1947 .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme : 2546 W 3322. Dossier demande Carte de combattant volontaire de la résistance pour Raymond Aurousset .— « C’était ainsi... Le combat de Sarpoil », Résistance d’Auvergne, n°5, janvier 1972 .— Archives municipales de Riom, fonds Georges Cathalifaud : Région FFI R 6 : état des morts ayant appartenu au camp Gabriel Péri .— MémorialGenWeb .— Bulletin intérieur Michelin, n°11, janvier 1945 .— "Un martyr de la Résistance : Raymond Rousset", La Nation, 7 septembre 1944. — La Voix du Peuple, 6 septembre 1944 et 14 avril 1945.

Eric Panthou

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